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Lady gangster
Raphaël Confiant   Madame Saint-Clair, reine de Harlem
Gallimard - Folio 2017 /  7,70 € - 50.44 ffr. / 359 pages
ISBN : 978-2-07-271097-1
FORMAT : 10,9 cm × 18,0 cm

Première publication française en août 2015 (Mercure de France)
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Dans le dernier roman de l'écrivain martiniquais Rafaël Confiant, Stéphanie Saint-Clair (1886-1969) raconte à son neveu Frédéric, qui l'a retrouvée par hasard, sa longue existence mouvementée. La partie la plus rocambolesque se déroule entre les années vingt et quarante, dans le quartier de Harlem à New-York, où la jeune martiniquaise règne sur le milieu des jeux clandestins et fréquente les intellectuels de la «Black Renaissance».

Elle a émigré en 1912 de Marseille après avoir passé un an en France. Elle devient membre du ''Gang des quarante voleurs'' puis s'émancipe et parvient à diriger une loterie clandestine, bien qu'au début elle n'ait pas un sou et ne parle pas anglais. Elle tient tête aux gangsters américains Al Capone et Lucky Luciano ainsi qu'au puissant Syndicat du Crime. «J'étais venue en Amérique pour conquérir cette dernière (...). J'avais réussi à dompter les uns après les autres ces faux-jetons de Siciliens, ces ivrognes d'Irlandais, ces hypocrites de Yiddish et surtout ces flics anglo-saxons qui se considéraient comme supérieurs parce qu'ils maîtrisaient mieux l'anglais et portaient un Colt à la ceinture».

Implacable envers ses concurrents, elle dispose de gardes du corps, brasse des quantités phénoménales d'argent, mais vit discrètement dans son immeuble huppé de Harlem, entourée du philosophe W.E.B Dubois et du poète County Cullen. A partir des années trente, la mafia blanche veut s'emparer de la loterie clandestine, appelée «numbers» ou «policy». Stéphanie livre une guerre féroce à Lucky Luciano mais devra composer avec lui. Elle traverse la Première Guerre mondiale, la Prohibition, la Grande Dépression de 1929, la Deuxième Guerre mondiale et les premières émeutes raciales de Harlem. C'est une féministe avant l'heure par son statut de femme gangster, comme certaines femmes blanches riches elles aussi, qui commencent à s'émanciper, fumer en public et à porter le pantalon. Elle n'a rien de faible, n'hésitant pas à faire éliminer ses ennemis par son homme de confiance qui, accessoirement, est son amant, qu'elle mène à la baguette. Ses séjours en prison ne l'ont pas diminuée mais renforcée au contraire dans sa conviction que tout homme peut être acheté ou supprimé.

S'imposer dans un milieu presque exclusivement masculin et machiste comme la mafia, surtout en étant étrangère et noire, dénote une force de caractère qui force l'admiration. Le seul bémol de ce récit est sa longueur et ses répétitions.


Eliane Mazerm
( Mis en ligne le 03/07/2017 )
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