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Une femme à sa fenêtre
Jean-Philippe Domecq   Deuxième chambre du monde
Serge Safran Editeur 2017 /  14,90 € - 97.6 ffr. / 130 pages
ISBN : 979-10-90175-61-7
FORMAT : 12,1 cm × 19,0 cm
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Deuxième chambre du monde est le troisième roman du cycle «La vis et le sablier» qui comprend Cette rue (Fayard, 2007) et Le Jour où le ciel s’en va (Fayard, 2010). Il peut être lu séparément des deux autres récits.

C’est l’histoire d’un homme solitaire qui vit - ou plutôt survit - dans une grande routine, avec une amie occasionnelle et les rares sorties hors de son immeuble parisien. Comme il s’ennuie, il passe son temps à observer, s’observer, réfléchir à haute voix, analyser sa pauvre vie et celle plus hypothétique des autres. Doté d'une sensibilité particulière, il voit des choses que personne ne peut voir. La narration, de prime abord sans queue ni tête, prend la forme d’une réflexion philosophique sur la place de l’homme dans son quotidien, comment il vit cette routine aliénante qui peut pousser à la folie. Avec cette dualité d'un personnage qui vit une situation et l’analyse en même temps pour lui donner un sens.

L’auteur ajoute au titre «Métaphysique fiction», signalant ainsi un genre romanesque qui rappelle le Nouveau Roman : le personnage est à la fois objet et sujet. La connaissance empirique du narrateur se double de la conscience de ce qu’il vit. L’expression favorite du narrateur est d'ailleurs «on ne sait jamais avec moi !»... Le style porte ce voyage introspectif.

Au cœur de cette existence routinière, le narrateur se trouve confronté à un événement imprévu qui vient bouleverser la placide mécanique des ans. Il entrevoit un soir, par la fenêtre, une ombre projetée sur le mur d’en face, juste au-dessus de sa propre fenêtre, une silhouette féminine qui apparaît quand la chambre s’allume. Il attend fébrilement la nuit, guette en permanence et ne vit plus que pour cette apparition, obnubilé, jusqu’à l’obsession.

L’étude de cette déflagration conduit à des passages d’une profondeur intellectuelle jubilatoire, doublée d'un humour rare. La langue est profonde, au-delà d'une apparente simplicité : «Le problème oui, n’est plus qu’elle soit apparue dans le salon, là-dessus, on est d’accord. Le problème est où : où la prochaine fois ? Parce qu’elle va recommencer, c’est évident, elle ne peut pas l’avoir fait une fois et de plus donner signe… (j’allais dire de vie…) On n’est plus là-dedans, voyons»

Un discret chef-d’œuvre littéraire, à lire et méditer.


Eliane Mazerm
( Mis en ligne le 01/03/2017 )
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