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Un jeune prince qui s’ennuyait
Andrès Ibáñez   L’Ombre de l’oiseau lyre
Au Diable Vauvert 2006 /  24 € - 157.2 ffr. / 532 pages
ISBN : 2846261105

Date de publication : 7/9/2006

Traduction par Antoine Martin.

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Espagnol, diplômé en philologie hispanique, Andrès Ibáñez est musicien et auteur de plusieurs romans. Les éditions Au diable vauvert, qui avaient publié Le Monde selon Varick, éditent aujourd’hui L’Ombre de l’oiseau lyre. L’ouvrage est soigné, avec une belle couverture sur laquelle se déploie l’oiseau éponyme. Dès la première phrase du prologue (Mémoire et Amnésie) le lecteur est entraîné dans un univers surréaliste : «Son excellence M. le docteur Mirmidon Aguanopoulos, gérant général de la Lune, glissait à vélocipède sur l’avenue de l’Oiseau-Phénix de la grande cité de Floria (…)». Deux livres suivent : La Tristesse d’Adénar et En suivant l’ombre...

Sur la planète Glabris, Adénar, prince du royaume d’Amaule, fils du roi Léopold et de la reine Margolis, s’ennuie dans son palais. Il s’ennuie au point de perdre l’accès à sa mémoire désormais envahie par d’inquiétants insectes, au point de ne plus trouver de charme à son amie Malie, au point de s’ennuyer avec ses amis mêmes ; il s’ennuie au point que le magicien consulté diagnostique la perte de son âme et propose un remède : quitter la planète et partir à sa reconquête. Il part donc seul, avec comme talisman le souvenir laissé par sa mère : un livre dont il ignore l’usage puisque nul ne sait lire sur Glabris.

Une sphère, créée par les fées, transporte Adénar sur la planète Démonia. Il y rencontre l’oiseau lyre qui va le guider dans la première phase de son apprentissage de la solitude et des dangers d’un monde à la végétation exubérante. Parvenu à Floria, il devra progressivement affronter une société inconnue, en comprendre les rouages, apprendre à se connaître. Dans ce monde, les enfants lisent un conte qui narre les aventures du jeune prince Adénar… Est-il ce personnage de conte incarné, est-il un adolescent amnésique réfugié dans le rêve des littératures enfantines ? Pourquoi chaque famille garde-t-elle soigneusement un insecte dans une boîte de houx ? Et pourquoi faut-il écouter la voix de celui-ci et s’y plier ? Pourquoi les hommes se rendent-ils au ministère du destin ? Quel est le secret du vieux palais Turpestis enfoui dans la végétation et qui ne laisse personne approcher ? Comment fonctionne cette société ? Libre ou au contraire sous l’emprise d’une dictature d’autant plus efficace qu’elle est invisible, ignorée de la plupart, à peine devinée par quelques esprits clairvoyants qui rêvent de reconquérir leur indépendance ?

Dans ce double combat - découvrir qui il est et triompher du totalitarisme sournois et confortable qui gère Démonia -, Adénar rencontre des soutiens, des personnages extravagants, des amis sûrs : Victor le jeune milliardaire, la troublante Sasha, Ana-Sofia et ses amis, la sœur Dulce Nombre, l’intrépide voyageur Emory Lemorey qui a parcouru toute la planète et surtout qui en connaît l’histoire. Il apprend à lire et découvre Don Quichotte, son reflet inversé dans le miroir : l’homme qui prend l’univers pour un monde de roman alors que lui-même est peut être transporté d’un monde de roman dans l’univers réel... Progressivement, Adénar saura trouver un sens aux choses et prendre son destin en main.

Voyage initiatique, roman d’apprentissage... Andrès Ibáñez nous entraîne dans un univers onirique, mais aussi dans une fiction politique. Il le fait avec un réel talent de conteur et d’écrivain ; on pense souvent à l’univers foisonnant de Garcia Marquez et de la littérature sud américaine, et, à la différence d’Adénar, le lecteur ne s’ennuie pas un instant tout au long des 519 pages, formulant un souhait : que les autres romans d’Andrés Ibáñez trouvent un traducteur et un éditeur en France.


Marie-Paule Caire
( Mis en ligne le 04/09/2006 )
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