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Mots contre maux
Elizabeth Strout   Je m'appelle Lucy Barton
Fayard 2017 /  19 € - 124.45 ffr. / 208 pages
ISBN : 978-2-213-70135-6
FORMAT : 13,5 cm × 21,5 cm

Pierre Brévignon (Traducteur)
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Elizabeth Strout, lauréate du Prix Pulitzer en 2009, étudie la relation fille-mère à travers un roman pudique, émouvant, dans lequel la question de la littérature occupe une place centrale. Comment mettre mettre en mots ses émotions et ses sentiments ?

Dans les années 80, Lucy Barton - héroïne et narratrice - est hospitalisée neuf semaines à la suite d’une appendicite infectée. Une bactérie met ses jours en danger et son mari appelle sa mère. Or Lucy a coupé tout lien avec sa famille de l’Illinois depuis qu’elle a eu une bourse d’étude grâce à ses résultats scolaires. Pendant cinq jours et cinq nuits, sa mère va la veiller, une cohabitation étrange ponctuée de conversations étranges. Que raconter à cette mère venue la retrouver à New-York ? Revenir sur le passé et demander des comptes ? Les souvenirs de Lucy sont ceux d'une misère noire, celles de parents et leurs trois enfants, démunis face au mépris et aux insultes des autres.

Le sentiment dominant chez Lucy est la honte. Comment se construire quand on ne vient de rien... sinon par la littérature ? «Je l’ai déjà dit : je m’intéresse à la façon dont on peut se sentir supérieur à quelqu’un d’autre ou à un groupe de gens ; ça arrive partout, tout le temps. Quel que soit le nom qu’on donne à ce besoin de trouver quelqu’un à rabaisser, je le considère comme ce qu’il y a de plus vil».

L’auteur retranscrit admirablement les pensées fébriles de son héroïne, ses doutes sur ce qu’elle a vécu, ses scrupules à aborder les sujets qui gêneraient sa mère. Est-il encore temps de demander des comptes à cette dame âgée qui n’a pas fait le choix de la pauvreté ? Des excuses pourraient-elles guérir les blessures de l’enfance ? Cinq jours, c’est peu de temps pour une ''enfant'' qui rêve d’entendre sa mère lui dire qu’elle l’aime et l’a toujours aimée.

Cette longue hospitalisation sert de catalyseur : en dénouant les fils de son histoire personnelle, Lucy est confortée dans sa vocation d’écrivain. Elle prend conscience que la résilience ne passe pas par la table rase, plutôt composer avec le passé, l'accepter en partie, aussi dur soit-il. Pour s’épanouir, Lucy doit intégrer qu’avant d’être Lucy Barton, elle a été ''Lucy-bordel-de-merde-Barton''. «L’histoire d’une mère qui aime sa fille. D’un amour imparfait. Parce que nous aimons tous d’un amour imparfait».

Une histoire racontée par Lucy des années plus tard, dans ce livre/miroir : des mots simples et d'une sincérité désarmante.


Eliane Mazerm
( Mis en ligne le 09/10/2017 )
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