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Vie aventureuse
Jack Black   Personne ne gagne - Mémoires
Monsieur Toussaint Louverture - Les Grands animaux 2017 /  11,50 € - 75.33 ffr. / 470 pages
ISBN : 979-10-90724-32-7
FORMAT : 13,0 cm × 19,0 cm

Jeanne Toulouse et Nicolas Vidalenc (Traduction)

Thomas Vinau (Préface)

William Burroughs (Postface)

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Né en 1871, sans doute mort en 1932, Jack Black est l’auteur d’un unique roman qui met en scène sa vie dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’est pas banale. L’auteur, devenu archiviste pour le San Francisco Call, raconte par le menu sa vie peu édifiante afin de décourager les vocations de mauvais garçons.

Cambrioleur, marginal, «hobo» (ces vagabonds américains qui traversent les jeunes Etats-Unis en voyageurs clandestins, de train en train), opiomane, gibier de prison, Jack Black tient son lecteur en haleine de la première ligne - «Aujourd’hui je suis archiviste au San Francisco Call» - à la dernière - «Tout ce qui pourrait me manquer, ce serait un peu plus de modération, un peu plus de tolérance, et un peu plus de l’innocence confiante qu’avait ce petit garçon qui, au couvent des sœurs, apprenait ses prières aux côtés du vieux curé bienveillant».

En annexe, un de ses textes intitulé : Qu’est-ce-qui cloche chez les honnêtes gens ? Citons le dernier paragraphe en forme de morale : «Les honnêtes gens prennent le problème à l’envers. S’ils s’intéressaient plus à l’éducation des enfants, ils se désintéresseraient vite de la chaise électrique. Ils ne voient que les crimes et jamais les raisons qui poussent les criminels à agir ; ils ne voient que ce qu’ils sont devenus et jamais ce qui a fait d’eux ce qu’ils sont».

L’itinéraire de Jack Black est peu commun : fils d’un veuf honnête et peu chaleureux, élevé chez les sœurs, il quitte son père sur un coup de tête à quatorze ans, et se lance dans l’apprentissage de la vie autonome pour vite emprunter des voies marginales. Petit voleur sans expérience, il prend des galons, apprend sur le tas, au fil des (mauvaises ) rencontres : «voyageur sans attache», un «travailleur» de la nuit qui fuit la lumière, s’éloigne rarement des siens et reste sous la surface. Un bandit de grand chemin, fugitif à quarante ans : «Toutes ces choses qui me sont arrivées pendant ces années, je vais les raconter ici. Et je vais les raconter comme je les ai vécues : le sourire aux lèvres».

Et c’est «le sourire aux lèvres», à brides abattues, que le lecteur suit le narrateur à travers ses diverses aventures : pénitencier de l’Utah, apprentissage du métier, tentative sans succès de voler des mormons, rencontres à Vancouver avec des chinois nombreux sur la côte ouest, fumeries d’opium et addiction, évasions de prison, procès, va-et-vient entre le Canada et les États Unis, dans une Californie qui émerge....

Dans sa postface mélancolique, William S. Burroughs note : «Jack Black (…) a consigné tout un chapitre de l’histoire américaine qui aujourd’hui a disparu à tout jamais. (…) Comme l’a dit un autre voleur, François Villon : Mais où sont les neiges d’antan ?» Dans les mots des poètes et des écrivains, dans les tableaux des peintres». Pour ces pages de l’ouest du continent américain, Jack Black a été un peu tout ceci… Une personnalité étonnante, qui raconte ses aventures hors du commun sur un ton presque détaché. On pense en le lisant à d’autres célèbres écrivains américains, Mark Twain ou Jack London.

Personne ne gagne, titre sans illusion, a été publié une première fois en français en 1932 sous le titre Rien à faire… Souvenirs d’un cambrioleur américain (Gallimard), puis en 2008 : Yegg. Autoportrait d’un honorable hors-la-loi (avec les mêmes traducteurs que dans cette édition). Comme toujours aux éditions Monsieur Toussaint Louverture, soulignons la beauté de la maquette qui augmente le plaisir de lecture.


Marie-Paule Caire
( Mis en ligne le 16/10/2017 )
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