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Superficiel et profond
Roland Jaccard   Ma vie et autres trahisons
Grasset 2013 /  16 € - 104.8 ffr. / 195 pages
ISBN : 978-2-246-80294-5
FORMAT : 12,0 cm × 18,9 cm
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Roland Jaccard avait hésité à intituler son livre Ma vie et autres conneries ce qui aurait été pourtant révélateur de l’autocritique qu’il s’inflige, avec le cynisme qu’on lui connaît. Mais comment résister, comment ne pas être entraîné dans ses propres égarements… L’auteur place son amoralité au rang d’art de vivre, un choix de vie totalement assumé traduit dans un style caustique qui lui est propre.

Revendiquant une sexualité exclusivement orientée vers les (trop) jeunes filles, citant Alice de Lewis Carroll, Loulou de Henri Frédéric Amiel, Albertine de Proust, Lolita de Nabokov, Naomi de Tanizaki et le romantique allemand Jean-Paul Richter, l’auteur n’omet pas de mentionner l’horreur que la vue d’une femme enceinte lui inspire. Être au plus près de la jouissance et délivré de l’autre : une certaine manière d’aimer et une manière certaine de s’attirer l’opprobre.

Ce serait ignorer le style de Roland Jaccard : il maîtrise le mélange des genres et bouscule le lecteur en quelques phrases : ceux qui pensent se délecter d’un roman sont entraînés dans ce journal intime - puis embarquent pour le Japon pour changer «des confessions d’un vieux dégueulasse». Place à l’essai, où une pléthore de citations situe sa philosophie de vie entre le nihilisme de Nietzsche et l’hédonisme de Henry Miller, toujours au plus près de la désespérance d’être compris et de celle d’être entendu. Dire que rien n’a d’importance et pourtant accorder de l’importance à tout… Un dandysme qui n’est pas à la portée de chacun : «il ne nous reste qu’un cynisme teinté de perversité pour nous donner une apparence d’élégance et de détachement. Beaucoup s’y sont essayés, peu y sont parvenus».

Bref, et c’est l’auteur qui l’écrit paraphrasant Nietzche : «ça devient profond à force d’être superficiel». C’est bien du Roland Jaccard.


Marie-Claude Bernard
( Mis en ligne le 08/03/2013 )
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