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Sexe, alcool et anxiolytiques
Lucía Etxebarria   Le Don empoisonné de la folie
Mazarine 2017 /  18 € - 117.9 ffr. / 315 pages
ISBN : 978-2-86374-448-2
FORMAT : 13,5 cm × 21,5 cm
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Depuis Amour, Prozac et autres curiosités (1997), les années se sont écoulées : Lucia Etxebarria nous décrit sa vie en détails... jusqu’à l’écœurement. Elle est hantée par ses démons qui lui ont permis de ne pas céder au suicide. Elle se décrit, femme bientôt quinquagénaire (la couverture ne correspond pas du tout au texte), enlaidie et bouffie par tous les excès d’alcool et de drogues diverses. «Quand j’ai dit à David, l’Homme sans qualités, que j’avais entrepris d’écrire un texte en français et que je ne savais pas où cela me mènerait, il m’a dit que je devais publier «La vie sexuelle de Lucia E.», claire allusion à «La vie sexuelle de Catherine M.», la différence essentielle étant que cette dernière était ample et variée, tandis que la mienne est très modérée, parcimonieuse, presque inexistante» (p.66).

Jusqu’à 45 ans, Lucia a vécu frénétiquement une sexualité débridée avec hommes et femmes. Elle est nostalgique de cette époque. Elle se raccroche à sa fille dont le père lui a contesté la garde pour cause de vie dissolue. Lors du divorce, il a aménagé dans une autre ville et l’enfant a perdu ses repères. La vie de Lucia s’est écroulée à ce moment-là, elle a grossi et ne supporte plus son apparence actuelle, consciente que son magnétisme disparaît peu à peu.

Le fait de ne pas écrire dans sa langue maternelle lui fait perdre sa spontanéité et ses émotions, rendant le style assez pauvre. Elle utilise de nombreuses périphrases sur des hommes qui se reconnaîtront rapidement. Le sexe est omniprésent dans cette autobiographie particulière où l'auteure ne parle pas de son activité intellectuelle (articles, romans, débats) : elle se concentre sur ses expériences multiples, qui vont en diminuant.

Elle use et abuse du fait qu'elle est ce «zèbre» au QI bien supérieur à la normale. Cette particularité la rend hypersensible, timide en société, obligée de boire pour se désinhiber, spirale acceptée par la société chez les jeunes mais qui devient pathétique chez une femme mûre.

La lecture n'apporte hélas rien ; ce récit de débauche et d'apitoiement ne convainc pas. Pourquoi se mettre à nu de façon aussi exagérée ? L'auteure refuse l’excuse de l’amour ; simplement des pulsions et la jouissance physique. Et le lecteur est dépassé...


Eliane Mazerm
( Mis en ligne le 31/03/2017 )
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