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Etat d’urgence
Louis Calaferte   C'est la guerre
Gallimard - L'Imaginaire 2017 /  8,50 € - 55.68 ffr. / 248 pages
ISBN : 978-2-07-272720-7
FORMAT : 12,5 cm × 19,0 cm
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Louis Calaferte (1928-1994) est un écrivain atypique dans la littérature du XXe siècle. Abordant tous les genres, calfeutré en Province, l’auteur a beaucoup produit mais, à part La Mécanique des femmes quelque peu diffusé, il reste relativement ignoré des lecteurs.

Partisan d’une littérature essentiellement autobiographique (Septentrion en est quelque part l’aboutissement esthétique), Calaferte se met en scène, y compris dans des genres qui s’y appliquent directement (Entretiens, Récits, Carnets). Son œuvre est donc importante mais très peu connue.

Dans C’est la guerre, récit écrit en 1993, il se remémore la déclaration du conflit, l’occupation puis la libération de son village à travers sa mémoire et sa vision d’enfant. Ainsi se dresse un tableau très visuel et impressionniste de l’agitation qui règne alors que la population est bouleversée par la situation militaire. Le chaos et la fragilité d’une vie quotidienne viennent percuter le regard du petit témoin qui, adulte, décrit la situation par touches successives et brutales.

Calaferte opte pour une déconstruction narrative. Le livre devient un long poème en prose où discordances, dialogues, monologues, redondances et récit s’entremêlent grâce aussi à une ponctuation libre et variée et une typographie exprimant le chaos. Calaferte décrit la destruction d’une société en déconstruisant la forme esthétique de son récit.

On adhèrera ou pas à ce parti pris (qui, s’il ne choque pas vraiment, pourra très vite lasser) consistant à saisir le réel dans sa trivialité, sa brutalité, toujours à travers le langage d’un enfant de 11 ans décrivant sans œillère la tragédie qui s’étend devant lui. Puisqu’il ne perçoit pas le contexte dans sa globalité, les faits se juxtaposent les uns aux autres. On croule sous les bombes comme sous les mots.

Eclatement des normes donc (un procédé cher à la littérature d’après-guerre) pour un éclatement des faits (la guerre), et un récit âpre, violent.


Jean-Laurent Glémin
( Mis en ligne le 12/05/2017 )
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