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Le vrai nom de 007
Alexandra Echkenazi   Le Joueur de baccara
Belfond 2017 /  18,50 € - 121.18 ffr. / 304 pages
ISBN : 978-2-7144-7567-1
FORMAT : 14,1 cm × 22,5 cm
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James Bond aurait vraiment existé sous les traits de Dusko Popov dont Ian Fleming se serait largement inspiré pour créer le célèbre 007. C’est ce qu'explique Alexandra Echkenazi dans son nouveau roman en relatant les relations (certaines réelles, d’autres imaginaires) entre l’auteur et le plus célèbre des agents doubles de la Deuxième Guerre mondiale. Qui était-il ?...

Ivan pour les Allemands, Tricycle pour les Anglais, Dusko Popov a pendant tout le conflit servi les Alliés en désinformant les services secrets allemands, mû par sa haine des Nazis. A-t-il vraiment averti les Américains dans la personne du numéro un du FBI, Edgar Hoover, que les Japonais allaient attaquer Pearl Harbour ? L’information qui aurait pu éviter plus de deux-mille morts a été à demi confirmée ensuite par les USA. Au cœur de l’opération Fortitude qui visait à persuader Berlin que le débarquement allié aurait lieu sur les côtes de Calais, au Nord de la France, désorganisant la défense allemande, Popov est très actif pendant le vrai débarquement du 6 juin 1944.

Avec sa couverture d’homme d’affaires fortuné et polyglotte (ce qu’il était vraiment), amateur de belles femmes et de voitures de sport (des BMW de préférence), client des grands palaces et casinos, il donnait très bien le change. La difficulté d’affronter les deux camps sans fausse note, sans éveiller la méfiance malgré les interrogatoires allemands constituait sa réalité.

Ian Fleming, chargé par le MI5 (les services secrets anglais) de surveiller Tricycle, ne s’y est pas trompé et s'est inspiré de l'homme pour créer le personnage de James Bond. Popov le fascinait par son aisance et son intelligence à se sortir de toutes les situations périlleuses.

A vingt-quatre ans, Dusko, Croate de Serbie, obtient son doctorat en droit à Friburg en Allemagne où il devient l’ami indéfectible de Johnny Jebsen, fils d’un riche armateur. Arrêté et torturé par la Gestapo, Dusko haïra pour le restant de ses jours le nazisme et ne doit son salut qu’aux relations de Johnny recruté par l’Abwehr (les services secrets allemands). Ce dernier lui propose d’espionner pour le compte des Nazis. Dusko prévient les Anglais et transmet à Berlin un mélange savant d’informations contenant des vérités et des mensonges, élaboré par le Comité XX britannique qui dirigeait tous les services secrets anglais.

Il se rend souvent à Estoril (Portugal) pour rendre ses rapports à son chef hiérarchique allemand. C’est là que Ian Fleming, employé du MI5, le croise au célèbre casino alors qu’il bluffe un riche lituanien au baccara. Ce coup est immortalisé dans le premier roman de James Bond, Casino royale, écrit par Fleming. Le futur romancier a été frappé par l’élégance de ce séducteur fait pour porter le smoking, et sa désinvolture apparente. Mais contrairement à James Bond, Dusko ne portait jamais d’arme sur lui ; il ironisa, alors que la presse révélait qu’il était le modèle du fameux espion, qu’un James Bond réel n’aurait pas survécu plus de quarante-huit heures. Dusko Popov est le seul homme au monde à avoir eu la prestigieuse Croix de Fer allemande et la Silver Cross des mains de Sa Majesté la Reine d’Angleterre. Il a écrit son autobiographie en 1974, intitulée Tricycle, et a vécu en famille jusqu’à sa mort dans le Sud de la France.

Voici un roman captivant qui nous replonge dans la Deuxième Guerre mondiale avec ses héros de l’ombre, dans la langue fluide d’une auteure très bien renseignée. Un vrai plaisir de lecture. «Popov était solaire, il n’avait rien d’autre à faire qu’être lui-même pour que les femmes gravitent dans son orbite. Ian était son pendant obscur, il les manipulait, leur mentait. Et les décevait au petit jour».


Eliane Mazerm
( Mis en ligne le 01/12/2017 )
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