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La Corée, c’est l’enfer
Kang-myoung Chang   Parce que je déteste la Corée
Philippe Picquier 2017 /  17 € - 111.35 ffr. / 176 pages
ISBN : 978-2-8097-1276-6
FORMAT : 13,1 cm × 20,5 cm

Yeong-Hee Lim et Mélanie Basnel (Traduction)

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A l’heure où la Corée du Nord menace le reste de la planète, ce court roman d’un Coréen du Sud illustre le désarroi actuel de la jeunesse de ce petit pays qui a souffert de la dictature militaire jusque dans les années 80. «Pourquoi je suis partie ? En deux mots, c’est parce que je déteste la Corée. Et en trois, c’est parce que je ne peux pas vivre dans ce pays. (…) C’est parce que en Corée, je ne suis pas vraiment quelqu’un de compétitif. Je suis un peu comme un animal victime de la sélection naturelle».

Kyena, 27 ans, diplômée d’une petite université sans grade, est obligée de prendre le métro dans lequel son corps est compressé aux heures de pointe. Embauchée dans une fausse banque d’affaires à la réputation douteuse, avec un salaire médiocre, elle vivote. Venant d’une famille pauvre, elle est prête à tout accepter pourvu qu’elle gagne de l’argent, même sans plan de carrière ni ambition. Elle se contente du strict nécessaire. Perdue dans une société célébrant la concurrence et une organisation implacable, elle avance dans le flou, sans aucun intérêt pour sa fonction dont elle ne connaît pas la nature ; son profil est celui typique des employés que les entreprises ostracisent. Au bout de trois ans, elle quitte son emploi, décision raisonnable car la banque fait faillite pour escroquerie ; elle pense à émigrer.

Dans une économie élitiste et une société hyper-hiérarchisée, les jeunes découvrent le chômage et éprouvent les plus grandes difficultés à s’imposer face aux aînés. Ils sont pétrifiés à l’idée d’échouer, toujours sous pression. C’est pourquoi Kyena abandonne tout et part en Australie pour apprendre l’anglais ; même si tout ne se passe pas comme elle avait prévu, elle laisse la Corée, le carcan d'une société figée, le culte de la réussite à tout prix avec une seule voie possible, intégrer l’une des meilleures universités puis rejoindre un conglomérat comme Samsung ou LG. Elle découvre au contraire la liberté, la mixité sociale, un pays moderne, ouvert aux autres. Elle y retrouve beaucoup de ses compatriotes.

Ce roman a eu un grand succès car les Coréens attendaient depuis longtemps que quelqu’un dise les choses franchement, bien qu’ils osent peu critiquer de manière aussi directe leurs dirigeants, porteur des vestiges d'une autocratie qui ne laissait aucune place à la discussion. Kyena va s’épanouir, elle veut être heureuse et se réinventer loin des siens. Un portrait sans concession mais plein d’humour d'une société corsetée.


Eliane Mazerm
( Mis en ligne le 29/09/2017 )
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