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Littérature  ->  Rentrée Littéraire 2017  
 

Une ville peut-elle mourir de peur ?
Jakuta Alikavazovic   L'Avancée de la nuit
L'Olivier 2017 /  19 € - 124.45 ffr. / 278 pages
ISBN : 978-2-8236-1187-8
FORMAT : 14,3 cm × 20,7 cm
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Du dernier roman de Jakuta Alikavazovic, on aime tout, l’intelligence et le style, les teintes modianesques, tons nocturnes, ombres urbaines habillant en les grimant des êtres seuls.

Paul, aujourd’hui architecte, apprend le suicide d’Amélia Dehr - il y a Modiano dans ces noms-là aussi. Amélia l’amante des jeunes années, héritière sans mère d’un magnat de l’hôtellerie franchisée, les hôtels Elisse, standard occidental cloné partout, à Paris comme Sarajevo. Dans un hôtel Elisse, Paul finance ses études par des nuits d’insomnies devant des écrans de sécurité ; c’est là qu’apparaît Amélia, résidente de la chambre 313. À Sarajevo, la mère d’Amelia, artiste et intellectuelle engagée, est partie disparaître...

Paul et Amélia ont en commun aussi les bancs de l’université et les leçons d’Anton Albers, femme hors norme aux analyses aiguisées, une figure maternelle pour Amélia. Les deux étudiants s’aiment et se défont : Amélia dort avec trop de fantômes. Elle disparaîtra, fantôme à son tour sur les nuits de Paul ; «... on n’est jamais prêt à laisser sortir la beauté de sa vie, si malheureuse qu’elle y fût».

Le point de vue est celui du jeune homme à travers son alter ego devenu adulte, et architecte, et père, de la jeune Louise. Un Provincial des classes moyennes venu se frotter à la vie parisienne, ses nuits phosphorescentes, la ouate tantôt rassurante tantôt inquiète des moments seuls, les pichenettes sur des dominos qui emporteront une existence, l’amourette étudiante, les cours d’une femme en chaire.

On aime cette mélancolie infusant le métal mou d’existences tragiques, ces vies engoncées dans les nœuds du temps, les rouages sociaux et leurs rouilles, le hoquet de l’Histoire qui détruit des hôtels, des villes et des pays.


Thomas Roman
( Mis en ligne le 20/10/2017 )
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