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Midinette, boulevardier, bénard et autres Ledru-Rollin…
Dominique Lesbros   Ça se bouscule au portillon ! - Mots et expressions cocasses ou pittoresques nés à Paris
Parigramme 2017 /  12,90 € - 84.5 ffr. / 157 pages
ISBN : 978-2-37395-014-4
FORMAT : 12,7 cm × 18,7 cm
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Il n’y a peut-être pas de gastronomie parisienne mais il y a sans aucun doute un langage parisien, riche et inventif. Dominique Lesbros en fait une démonstration éblouissante dans ce petit répertoire d’expressions imagées qui se réfèrent d’une façon ou d’une autre à Paris, ses quartiers, sa vie quotidienne. Midinette, boulevardier, bénard et autres Ledru-Rollin, à chacune de ces expressions encore en vigueur ou totalement oubliées, son explication, claire et bien documentée en quelques lignes.

Le plan est par quartiers, Dominique Lesbros y démonte des idées reçues : par exemple «bistro» : le terme ne vient pas comme le voudrait la légende des troupes russes de l’occupation de 1814 mais de bistouille «mot d’argot désignant un vin coupé d’eau ou une eau de vie de piètre qualité». Autre légende colportée, celle du site du ministère de la défense : il s’agirait du souvenir d’une autre occupation, «se faire appeler Arthur», qui rappellerait l’injonction des patrouilles allemandes veillant à l’observance du couvre-feu. En fait l’expression existe dès les années 1920 dans l’argot parisien, Arthur étant «le surnom générique donné aux proxénètes, de même que Jules» ? Dans les deux cas – Jules ou Arthur –, il s’agit de se faire gronder… «Payer en monnaie de singe» nous renvoie au temps du roi Saint-Louis : les saltimbanques auraient obtenu une exonération du péage du Petit Pont à condition de faire exécuter par leurs animaux quelque tour ou de chanter un refrain.

Les différentes expressions populaires n’épargnent pas le parisien : travailler «à la parisienne», c’est s’acquitter d’un travail bâclé, et le parisien si l’on en croit le Dictionnaire du jargon parisien, de Lucien Rigaud (1878) n’est qu’un «imbécile bon à duper»

Bref, on ne saurait que trop recommander ce savoureux petit bréviaire d’expressions qui débute par une double page d’expressions à préférer (au lieu du trivial «il pète la forme», préférer «il se porte comme le Pont-Neuf»), s’achève par un index bienvenu, et est réjouissant et instructif de la première à la dernière page.


Marie-Paule Caire
( Mis en ligne le 31/03/2017 )
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