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Rongé par l’angoisse
Steven Boykey Sidley   Meyer et la catastrophe
10/18 - Domaine étranger 2017 /  8,10 € - 53.06 ffr. / 360 pages
ISBN : 978-2-264-06894-1
FORMAT : 11,0 cm × 17,6 cm

Valérie Bourgeois (Traducteur)

Première publication française en octobre 2015 (Belfond)

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Un livre hilarant d'un auteur d'Afrique du sud, un temps ingénieur en informatique puis scénariste à Hollywood, et qui vit aujourd'hui à Johannesburg. Le titre français annonce l'histoire, assez éloigné du titre anglais : Imperfect solo, titre qui prenait mieux en compte ce qui donne son sens à l'existence de Meyer : la musique et plus exactement ses solos de saxo.

Le héros, Meyer, que chacun appelle ainsi par son nom de famille, est ingénieur en informatique et gagne convenablement sa vie, même s'il méprise son patron dont - grâce à sa maîtrise d'internet - il connaît tout ou presque de la vie privée. Homme à femmes, serial-séducteur, il a été marié il y a une vingtaine d'années avec Grace, venue du Zimbabwe, dont il a un fils nommé Innocent. Marié une seconde fois et séparé, il adore sa fille Isobel, quatorze ans, et vit avec Krystal une histoire d'amour qui fonctionne bien au lit et moins bien dans la vie quotidienne. Maigre réconfort : si ses femmes le quittent, elles ne l'abandonnent jamais tout à fait.

Son domaine de prédilection est la musique, il joue du saxo dans un ensemble avec de vieux copains, dans un bar improbable de Los Angeles tenu par un rocker sur le retour. Entre deux mésaventures, il fait du jogging avec son ami Farzad, psychiatre d'origine iranienne. La première phrase du roman : «Je suis rongé par l'angoisse».

Narrateur narquois de ses déboires, Meyer convie le lecteur à assister à sa dégringolade en série : les catastrophes s'enchaînent, il en provoque certaines, subit les autres, et peu à peu, méthodiquement, l'équilibre de sa vie s'effondre. Nouveau Job - isolé dans un monde sans Dieu -, il se retrouve seul à danser sur les décombres de sa vie, dans une valse joyeuse qui évoque les personnages de Chagall. Ni passé - qui vient d'être désintégré - ni avenir : il danse, heureux, sur les ruines de sa vie, ruines sans importance, comparées au bonheur suprême d'avoir réussi un solo impeccable approuvé par Wynton Marsalis lui-même ! Il danse, délivré enfin de son angoisse qui a perdu tout terrain sur lequel s'exercer...

Le récit de Meyer évoque Woody Allen par son pessimisme alerte ; si les malheurs l'accablent, à aucun moment le texte n'est sombre : il y a un joyeux désespoir dans ces défaites programmées et une réelle jubilation. Un roman divertissant.


Marie-Paule Caire
( Mis en ligne le 20/02/2017 )
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