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Oublier sans complainte?...
Tatiana de Rosnay   Moka
Le Livre de Poche 2009 /  6.50 € - 42.58 ffr. / 281 pages
ISBN : 978-2-253-12569-3
FORMAT : 11,0cm x 18,0cm

Première publication en janvier 2006 (Plon).
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Un accident de la circulation avec délit de fuite plonge un adolescent dans un coma prolongé. La vie d’une famille bourgeoise bascule dans la désorganisation et l’angoisse de perdre l’un des siens et de ne jamais en connaître le responsable.

La police ne fait rien, ou presque. Alors, la narratrice, Justine, mère du jeune Malcolm immobile et inerte sur son lit de l’hôpital H, décide de se lancer à la recherche du chauffard. Seul indice, la couleur Moka de la berline en cavale. De péripéties en suspenses dignes des épisodes les moins remuants de L’Inspecteur Derrick, elle découvre le pot aux roses sur la côte basque. Le coupable est démasqué, l’adolescent sort du coma, la vie peut reprendre son cours paisible…

Il faut donc rechercher l’intérêt de ce nouveau roman de Tatiana De Rosnay non dans l’intrigue, mais dans l’analyse de cette fracture familiale qui isole et confine une mère dans son rôle le plus charnel, la sauvegarde de sa progéniture au mépris des règles de la tribu. Andrew, le mari britannique, se démarque de cette démarche : «Never explain, never complain» ; Georgia, la petite sœur, ne comprend pas bien ce qui arrive, et la famille se désagrège lentement dans la moiteur malsaine du repliement sur soi et le souvenir des jours heureux, qui s’éloignent, happés par une douleur qui se partage mal.

Si le récit était biographique, l’écriture en serait certainement la thérapie, la meilleure façon d’évacuer une telle tragédie et son «ouragan d’émotions». L’histoire ne le dit pas, mais certains signes pourraient le confirmer. Scanner les micros évènements familiaux, aussi traumatisants soient-ils, dans un laps de temps aussi court, un mois, peut réduire le nombre de lecteurs à une portion compatissante. Car l’actualité foisonne de faits, hélas, à grande échelle, et si, il est vrai, le protocole compassionnel doit s’appliquer dès la première victime, le happy-end fait toute la différence.

Chargé en tourments et en insupportable désarroi, le roman de cette journaliste de Elle, Psychologies et Mood, l’est, no doubt about, mais il est à craindre qu’il ne se dilue dans la masse des publications. Les mamans, anyway, aimeront le récit de cette lionne en plein Paris, craquante quand elle fredonne Lavender’s blue à l’oreille de son bébé de treize ans, meurtri, déjà, dans sa jeune vie.


Raymonde Roman
( Mis en ligne le 11/05/2009 )
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