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Les petits Mickey (et Milou)
 Collectif   L'Atelier Mastodonte (tome 5)
Dupuis 2017 /  14.50 € - 94.98 ffr. / 128 pages
ISBN : 9782800170411
FORMAT : 22x17 cm

Avec Alfred, Bianco, Domecq, Feroumont, Jousselin, Jouvray, Nob, Obion, Tofépi, Toulmé, Trondheim
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Nous voilà déjà au cinquième recueil des strips de l'atelier Mastodonte, cette inénarrable rubrique du journal Spirou, où les dessinateurs embrayent sur les idées les uns des autres pour raconter la vie d'un atelier imaginaire. Autofiction et réflexivité au meilleur de ce qu'elles peuvent donner. Les albums ont malheureusement du mal à suivre le rythme des parutions hebdomadaires, de sorte qu'il y a un décalage chronologique d'un an qui ne rend pas compte de l'impression de tournis à lire une bande en accord parfait avec son actualité. Pour autant, la série ne perd pas son charme à l'édition. On a l'impression de vivre dans les coulisses de Spirou : les auteurs se transforment en véritables personnages, avec juste ce qu'il faut de réel pour nous surprendre.

Dans ce volume, l'atelier Mastodonte s'inscrit dans la durée. Il évoque son propre passé, et son avenir. Jousselin, Tofépi et Nob ponctuent la bande d'hommages au Gang Mazda et au Boss, qui jouaient du même phénomène dans les années 1980 et 1990. Mais loin de se contenter d'un passéisme de bon aloi, l'atelier plonge dans un délire farfelu où ils se font remplacer par une équipe de plagiaires payés moins cher, plagiaires qui vont eux-mêmes inventer une sous-équipe de chiens faussaires à très bas coût. C'est de la mise en abyme à trois bandes, une improvisation cyclique qui respire toujours la bonne humeur. Mais aussi une façon d'évoquer sans en avoir l'air les conditions de plus en plus précaires du métier de dessinateur, et une profession qui a du mal à s'imaginer un futur.

Le reste du recueil est occupé par une série sur l'héroïc fantasy et différentes surprises déclinées en variations au gré des inspirations. L'entrée dans l'atelier de deux nouveaux dessinateurs, Fabien Toulmé et Tofépi, sont au cœur des derniers gags. L'auteur de Ce n'est pas toi que j'attendais joue sur son métier d'architecte et son peu d'expérience en bandes dessinées ; l'alternatif Tofépi bricole quant à lui des bandes dessinées particulièrement expérimentales, comme pour se venger de leur improbabilité dans le monde réel. Ainsi l'équipe change-t-elle avec régularité dans l'atelier, maintenant une énergie constante et le goût des belles choses. De la formation d'origine, il ne reste plus que Bianco et l'inévitable Trondheim, gourou ironique de la déjà vieille génération. Parmi tous les petits jeunes qui gravitent le temps de quelques gags ou plus, Obion est omniprésent. Jouvray, Jousselin reviennent avec régularité. Certains, comme Tebo, hantent l'imaginaire collectif sans eux-mêmes livrer beaucoup de gags. On s'en souvient, c'est aussi ce qui était arrivé au Gang Mazda.

Au sein de cette équipe à géométrie variable, on fera inévitablement ses propres sélections. Jousselin en particulier est toujours remarquable, libéré des contraintes d’Imbattable où il s'est déjà montré un des meilleurs auteurs du moment.
Les dessinateurs jouent également avec le principe du roman-photo. On s'amuse en voyant prendre vie cette invention abstraite, comme si l'atelier existait un peu plus. Et on s'étonne enfin de deux gags à plusieurs mains, dont un au moins mérite le coup d'œil, à assembler sur une même page les dessins de Trondheim, Obion et Jouvray avec une belle cohérence.

C'est tout le jeu de L'Atelier Mastodonte, faire collectif sans se perdre, avancer à plusieurs et donner au lecteur l'impression de faire partie de la bande.


Clément Lemoine
( Mis en ligne le 13/10/2017 )
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