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Histoire & Sciences sociales  ->  Période Moderne  
 

Florence en France
Paola Pacht-Bassani   Marie de Médicis - Un gouvernement par les arts
Somogy 2004 /  49 € - 320.95 ffr. / 263 pages
ISBN : 2-85056-710-8
FORMAT : 26x29 cm

L'auteur du compte rendu: Agrégé et docteur en histoire, Jean-Noël Grandhomme est l'auteur d'une thèse, "Le Général Berthelot et l'action de la France en Roumanie et en Russie méridionale, 1916-1918" (SHAT, 1999). Il est actuellement PRAG en histoire contemporaine à l'université "Marc Bloch" Strasbourg II.
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Seconde représentante de l’illustre famille florentine à régner sur la France, Marie de Médicis (1573-1642) bénéficia d’un contexte politique à peine plus apaisé que celui dans lequel évolua sa parente Catherine. Epouse de ce prince gascon que l’histoire – surtout forgée au XIXe siècle – a retenu sous le nom de «bon roi Henri» : Henri IV - le «vert-galant», le protestant pour qui Paris valut bien une messe -, la jeune Marie arrive de sa Toscane natale en 1600. Parfois soupçonnée d’avoir commandité l’assassinat de son mari (1610), elle assume la régence du jeune Louis XIII, avant de se brouiller avec lui jusqu’à combattre ses armées (mais elle est battue à la bataille des Ponts-de-Cé en 1620). Réconciliée avec le roi, elle est finalement chassée de la Cour sous l’influence de son ancien protégé, Richelieu, au cours de la «journée des Dupes» en 1630. Elle meurt douze ans plus tard en exil à Cologne.

Fortement impliquée dans la politique de son temps, cette reine héritière de la longue tradition de mécénat des princes de Florence, représenta dignement sa famille en protégeant elle aussi les artistes. L’exposition qui s’est tenue au tournant des années 2003 et 2004 au château de Blois rassemblait des œuvres prêtées par de nombreux musées (Angers, le Louvre, Rouen, Florence et d’autres), ainsi que par des paroisses (Couilly-Pont-aux-Dames, Montigny-Lencoup). Tableaux de Rubens, qui consacra tout un cycle à la reine (que l’on peut admirer au Louvre), portrait par Pietro Fachetti, bronze de Marie et d’Henri par l’école du sculpteur Barthélémy Prieur, Adoration des Mages des frères Le Nain, Céphale reçu par Diane et ses compagnes de Philippe de Champaigne : c’est toute la beauté de ces années qui ménagent la transition entre la Renaissance et le «Grand Siècle» qui nous est ici restituée avec le soin et la qualité habituelles des ouvrages publiés par les éditions Somogy.

Le mariage de l’Italie et de la France, «sœurs latines», comme celui de la princesse catholique et du huguenot tout fraîchement devenu «papiste», ont produit un art original dont le Luxembourg apparaît en quelque sorte comme un symbole défiant le temps. Ce palais n’a en effet pas oublié sa double vocation : lieu de pouvoir et musée, c’est-à-dire précisément siège d’une sorte de gouvernement par les arts (le Sénat n’est-il pas devenu ces dernières années l’un des principaux organisateurs d’expositions artistiques à Paris ?).

Des personnalités aussi prestigieuses que Marc Fumaroli (pour Le «Siècle de Marie») ou de Bernard Barbiche (L’Histoire de Marie) guident le lecteur à travers le somptueux catalogue de cette exposition de Blois. Après avoir présenté le personnage et son époque, les auteurs s’attachent à La Princesse florentine, avant de consacrer les deux-tiers de leur propos à La Reine de France. Peinture, gravure, sculpture, numismatique, architecture concourent à la gloire de celle qui fut la grand-mère de Louis XIV. Le «Roi Soleil» avait de qui tenir.


Jean-Noël Grandhomme
( Mis en ligne le 05/02/2005 )
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