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600 entrées pour Heidegger
Philippe Arjakovsky   François Fédier   Hadrien France-Lanord    Collectif   Dictionnaire Martin Heidegger
Cerf 2013 /  30 € - 196.5 ffr. / 1450 pages
ISBN : 978-2-204-10077-9
FORMAT : 16,2 cm × 20,0 cm

L'auteur du compte rendu : Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, Agrégé d'histoire, Docteur ès lettres, sciences humaines et sociales, Nicolas Plagne est l'auteur d'une thèse sur les origines de l'Etat dans la mémoire collective russe. Il enseigne dans un lycée des environs de Rouen.
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Bien qu’il n’en ait guère laissé de traces, Martin Heidegger lisait et appréciait la poésie et la pensée de Paul Valéry. Dans l’article qu’il lui consacre, François Vezin rappelle que dès 1945, Frédéric de Towarnicki, de retour de Todtnauberg, citait dans un article des Temps modernes, les propos que Heidegger lui avait tenus sur «un homme de la qualité de Valéry», veilleur et lanceur d’alerte à l’Occident sur la gravité des périls de l’époque. Choisir, comme le faisait Heidegger, la comparaison avec Valéry, poète «officiel de la Troisième République», éminemment français et «classique», essayiste admiré de la crise de l’Europe, intellectuel libre, resté en France occupée, à son poste malgré tout pour protester, fût-ce par l’éloge appuyé au confrère «Juif» Bergson devant l’Académie française en 1941, refusant la «Collaboration», le grand Valéry décédé la même année, qui avait accueilli le maréchal Pétain à l’Académie avant guerre mais avait pris ses distances et auquel la France de la Libération, sur l’idée du général de Gaulle, avait rendu l’hommage tout aussi appuyé de funérailles nationales, était en effet un moyen saisissant d’expliquer aux Français la mission que Heidegger s’était assigné comme philosophe, y compris en restant en Allemagne nazie : défendre dans le cadre des institutions, dans sa sphère d’action, la dignité de l’esprit, le rôle de la pensée authentiquement libre et cependant absolument rigoureuse, sans quitter la patrie à l’heure du malheur. Habile et opportune, la référence à Valéry ne relevait pas seulement d’une tactique de communication. Comme le dit Vezin, Heidegger avait sans doute découvert Valéry par les traductions de Rilke, mais aussi par les fameux essais pessimistes de 1919-1922, qui retinrent son attention. Les hommes auraient pu se rencontrer au Congrès Descartes de 1937 à Paris. Après guerre, Heidegger cite encore nommément ce Valéry essayiste dans la conférence de 1959 Terre et Ciel de Hölderlin. Peu après, Heidegger offrit à Eugen Fink la traduction de 1960 par Celan de La jeune Parque ! Jean Beaufret citait d’ailleurs Valéry surabondamment, au goût de Char : «Penseurs sont gens qui repensent et qui pensent que ce qui fut pensé ne fut jamais assez pensé». Propos valéryen que Heidegger aurait pu signer !

Mais aussi ces vers, peut-être les plus beaux de la langue française : «Patience, patience, patience dans l’azur ! / Chaque atome de silence est la chance d’un fruit mûr». Car Heidegger nous laisse avec des paroles et des silences méditatifs qui sont des invites à penser et des occasions d’approfondissements féconds d’une pensée qui fut une percée philosophique historique au sens fort («historiale», comme on dit maintenant en français). Et le présent dictionnaire nous propose justement de revenir sur les mots de la pensée heideggerienne, de les comprendre correctement et de les mettre en relation les uns avec les autres. Comme l’équipe des auteurs a un rapport professionnel à l’œuvre de Heidegger et parfois vécu à l’homme Heidegger et à son milieu, qu’ils ont surtout l’ambition d’aider le lecteur de bonne volonté et l’amateur éclairé à entrer dans \'\'l’univers mental\'\', si l\'on peut dire, de Heidegger, les notices sont bien plus que des définitions de notions pour dissertation de classes préparatoires. Et comme les auteurs partagent aussi en général la qualité d’anciens étudiants, collègues et collaborateurs de François Fédier, leurs articles communient dans des «valeurs» de travail et dans un but : présenter un tableau cohérent des chemins de vie et de pensée de Heidegger, rendre compte de l’unité d’un des esprits majeurs du siècle et de ce qu’il nous laisse à repenser après lui. «Chez Heidegger en effet, tout se tient d’un bout à l’autre», disait Beaufret. Dans le temps d’une vie comme dans «l’espace» de l’œuvre. Encore faut-il comprendre en quoi consistent ces liens, en évitant les raccourcis qui finissent en contre-sens !

Les champs couverts par ces 24 spécialistes en 1450 pages sont variés et étendus. On y trouvera bien entendu les «notions» incontournables : au hasard, et entre autres, «aléthéia», «allemand», «altérité», «anthropologie», «art», «atome», «berger de l’être», «Dasein», «étant», «être», «Europe», «histoire», «habiter», «herméneutique», «humanisme», «il y a», «instant», «liberté», «Logos», «méditation», «monde», «néant» et «nihilisme», «On», «origine», «peuple», «poésie», «possibilité», «substance», système», «technique», «temps», «Terre», «utilité», «valeurs/penser en valeurs», «vérité», etc. Signalons dans cette série des articles peut-être moins attendus, mais tout à fait légitimes car portant sur des thèmes abordés explicitement par Heidegger, comme «philologie», «mathématique», «christianisme», «mort de Dieu» ou «théologie», ou plus inattendus : «ordinateur», «racisme», «amour», «sexualité», «féminité», «pudeur» ou «éthique» et même «consommation» et «économie». Heidegger n’avait-il pas médité Le Travailleur d’Ernst Jünger et la question du travail moderne ? C’est dans cette série des notions qu’on trouvera «aître» et «aîtrée», néologismes de Gérard Guest, termes «baroques» auxquels le lecteur des bonnes vieilles traductions de Kahn, Corbin, Waehlens ou Granel n’est pas habitué, mais que les lecteurs familiers de Fédier et de ses collaborateurs connaissent déjà.

C’est d’ailleurs un trait caractéristique de ce dictionnaire qu’il reprend en une synthèse aussi claire que possible tout le travail de cette équipe de traducteurs et commentateurs, héritiers de Jean Beaufret, qui oeuvrent depuis des décennies à offrir à Heidegger une expression et une expressivité françaises – dans un néo-français assez archaïsant – dont les trouvailles audacieuses peuvent en déstabiliser plus d’un. Parti-pris justifié par la façon même de Heidegger : car, pour suivre le dossier de l’être («Sein»), devenu «Seyn» (d’ailleurs repris à Schelling) chez le «second Heidegger», qui le biffe bientôt d’une croix de saint André, on ne peut nier que le penseur a travaillé linguistiquement, de la façon la plus visible, l’objet (et sujet) de la Question ! L’être n’est pas ce qu’on croit et qu’on appelait «être» : il faut remonter à une approche plus originelle et originaire, par-delà même les Pré-socratiques, tout ensemble, vers une langue et une pensée plus adéquates. D’où le tour étymologisant et vieil-allemand du vieux Heidegger, ne craignant pas de heurter le lecteur contemporain, en forçant «la langue».

Fédier et ses amis essaient de faire de même avec les moyens propres du français, ce qui implique aussi d’en dépasser les limites actuelles et d’en solliciter les potentialités médiévales et renaissantes, parfois plus proches du latin et du grec et surtout libres de droit pour des usages nouveaux. Ainsi l’être repensé pourrait se dire «aître», vieux mot français oublié (désignant un cloître servant d’ossuaire et souvent décoré d’une danse de mort : qu’on aille voir l’aître de saint Maclou, à Rouen), dans une crase d’atrium (maison, lieu de l’habiter) et d’âtre (foyer domestique, conservatoire des braises d’où peut repartir le feu de la pensée), en assonance cependant avec l’être, galvaudé.

On peut bien sûr s’interroger sur les chances d’une telle entreprise. Questionnement légitime à propos du terme d’«avenance», censé traduire «Ereignis», qu’on rendait autrefois, de façon plus immédiate, par «Evénement», mais que Beaufret déjà suggérait de traduire «Propriation», en jouant sur la racine allemande «Eigen» («Propre»). Fédier, dans sa récente traduction des Beiträge zur Philosophie (1936-38), second opus magnum de Heidegger signalé dans le dictionnaire sous le titre d’Apports à la philosophie, livre qui paraît en même temps que le dictionnaire, sous-titre en français par : «De l’avenance». Ces nouvelles traductions peuvent désorienter le lecteur, qui devra identifier des œuvres connues sous leurs nouveaux titres, et retrouver sous le néologisme qui le remplace l’ancienne terminologie des traducteurs précédents et la notion allemande, s’il la connaît. On dira que ce nouvel effort de traduction peut être propice à une compréhension plus profonde. Soit ! Mais force est de constater que le génie de l’allemand, lié à l’œuvre et à la nouvelle langue de Luther d’un côté, à l’absence d’une norme académique à la mode française d’autre part, pose bien des problèmes de transposition à notre langue et qu’aucun correspondant français ne fera retentir tous les harmoniques de l’allemand, chaque langue ayant son jeu propre. N’est-il pas un peu vain dès lors de prétendre à plus de «fidélité» par une course sans fin sollicitant de plus en plus un français aux limites du compréhensible, nécessitant à son tour un dictionnaire spécial ? Ne court-on pas le risque par exemple avec «avenance» de créer autant la stupeur et l’incompréhension que l’étonnement salutaire désiré ? Car on admettra qu’«avenant» en français n’a guère de rapport en première impression avec l’idée d’un événement historial ou d’une appropriation en pensée de l’être, au sens objectif et subjectif. Fédier lui-même dans un texte de son livre Regarder Voir, traduisait «Ereignis» autrement.

Au fond, comme le dit bien lui-même Fédier, dans l’article sur la notion de «Kehre», peu importe la traduction choisie, puisque l’essentiel est de bien comprendre (ce qui n’est pas chose aisée). Mais à tout prendre, Fédier préfère garder l’original allemand au lieu de traduire par «tournant», terme plein d’ambiguïtés et source de malentendus et de simplifications sur le processus de la pensée, le «dépassement de la métaphysique» et sur le rapport de Heidegger à son œuvre (la distinction entre «premier» et «second» Heidegger). Autre terme qu’on trouvera en allemand : «Sprache». Il n’y a pas d’article «langue» dans le dictionnaire, mais seulement, si l\'on peut dire, «langue allemande, «langue grecque» ou «langue française».

Logiquement - et comment dissocier ? -, le dictionnaire traite aussi des références culturelles de la réflexion heideggerienne : qu’il s’agisse d’écrivains, tels Benn et Rilke, Dostoïevski et Tolstoï, Mallarmé et Proust ; de peintres, comme Cézanne ; de musiciens comme le Bach des Passions, Mozart (le bien-aimé, vecteur de la grâce inatteignable), Stravinski ou Wagner (le nationaliste enthousiaste et idéologue suspect) ; de philosophes, auxquels Heidegger consacrait cours et séminaires (Héraclite, Parménide, Platon, Aristote, Augustin, Thomas d’Aquin, maître Eckhart, Descartes, Leibniz, Kant, Fichte, Hegel, Marx, Schelling, Schopenhauer, Nietzsche) ou de penseurs pour lui majeurs, des professeurs respectés de sa jeunesse comme Dilthey, Rickert ; des aînés admirés tels Simmel, Max Weber, et surtout Max Scheler ou Emil Lask. Sans oublier Bergson, Blondel et bien sûr Husserl ! Il faut inclure dans ces fréquentations intellectuelles des figures qui, comme Ernst Jünger ou Celan, Jean Beaufret ou René Char, entrent dans l’œuvre comme des amis et de grands contemporains en dialogue avec le penseur de Forêt Noire. Les anciens étudiants, devenus disciples et amis, parfois commentateurs, traducteurs et auteurs pour leur compte, ont aussi leurs notices (Hannah Arendt, Hans Georg Gadamer, Karl Löwith, Walter Biemel, François Fédier, etc.).

La notice élogieuse sur le rôle de Fédier dans la traduction et la réception de Heidegger en France est légitime, mais on peut être gêné par l’emphase de la formule finale de Pascal David sur Fédier «cheville ouvrière et âme» de cette réception : sans précision sur la période considérée, la formule est maladroite et injuste, au moins par rapport à Beaufret ; et l\'on imagine que François Fédier lui-même a dû hésiter entre «censurer» son collaborateur et lui dire son embarras. Apparaissent quelques philosophes russes que Heidegger respectait et lisait, et réciproquement, comme Léon Chestov ou Simon Frank (bel article à lire !). D’accord pour Bibikhine, traducteur et médiateur soviéto-russe, mais ce dernier voyait des parentés entre Heidegger et l’écrivain-penseur russe-blanc conservateur Vassili Rozanov, méconnu en France malgré les bonnes traductions de Jacques Michaud : pourquoi ne rien en dire ? D’accord pour «Bespaloff», mais pourquoi pas Nicolas Berdiaïev, lecteur de Heidegger, qui le lisait très certainement de son côté et dont il a certainement médité les analyses sur la différence Marx-Lénine, ou marxisme-bolchévisme ? On peut regretter d’autres oublis. Ainsi la relation avec Jaspers est traitée de façon qui pourrait être développée à notre sens (pas de mention des Notizen zu Heidegger), et on dirait que les auteurs minimisent ou atténuent la dimension polémique de rapports humains et intellectuels, qui furent au début excellents. Quant à Nicolai Hartmann, son nom n’est même pas mentionné : or ce grand professeur, qui accepta le poste à Berlin que Heidegger refusa, est l’auteur d’une œuvre importante et surtout le «rival» en ontologie de Heidegger, alors qu’on sait que les hommes se lisaient et se critiquaient. Hartmann accusait de subjectivisme et d’anthropologisme, tandis que Heidegger encourageait ironiquement les étudiants à faire... leur initiation chez son célèbre concurrent. Certes Heidegger ne mettait pas cet auteur au cœur de sa réflexion ni de ses textes ; mais pas davantage «Zvetaiéva», poétesse russe contemporaine, elle, traitée pour sa parenté avec sa pensée : certes, elle passa par Fribourg-en-Brisgau, quand Heidegger n’y enseignait pas.

Le dictionnaire rend compte aussi de la vie de Martin Heidegger, au moins en ses évènements les plus importants, les plus marquants, tant au niveau personnel qu’au niveau socio-historique. Et l\'on sait que ces derniers sont le sujet des débats les plus disputés ! Qu’on se reporte aux notices : «parti national-socialiste», «nazisme», «Führer», «Hitler» ou même à «Shoah» (pourquoi pas simplement «extermination des Juifs» et plus généralement «génocide» ? Car ces sujets sont liés par le thème de la politique au temps de la Technique). Inattendu : «Mai 68», où il est question un instant de l’agitateur D. Cohn-Bendit, se présentant plus tard en «arendtien» ! Et puis il y a les paysages, le territoire vécu et affectif de Heidegger, son Heimat : «Messkirch» natal et la hutte familiale de «Todtnauberg», «Marbourg» et «Fribourg en Brisgau» les universitaires, ou «le Rhin»… sans oublier «Berlin» où Heidegger décida de ne pas aller, et «Paris» où il passa finalement, sans oublier la «Grèce» finalement visitée, et la «Provence», cette autre Grèce. Géographie incluant l’espace culturel médité : le Japon du Zen !

A vrai dire, notre classification pour être pratique ne rend pas forcément compte des passages plus souples que certaines notices permettent d’une approche théorétique à une dimension personnelle et historique du thème considéré. Ainsi le nazisme est à la fois un événement majeur de la vie de Heidegger, mais aussi un thème de son travail sur le nihilisme. Et quoi de plus logique de la part d’un penseur de l’historial qui prétendait penser son temps dans le mouvement de l’Occident, comme la question de l’être de façon profondément historique ? Le chalet de Heidegger en Forêt Noire n’était pas une tour d’ivoire ; la retraite du penseur lui offrait un refuge pour méditer loin des bruits parasites mais ne le coupait nullement du plus essentiel de l’actualité. Etait-il possible pour Heidegger de ne pas voir l’urgence de thématiser historiquement le racisme comme idéologie du 19ème siècle, devenue plus criminogène que jamais ? Seul le retrait dans l’espace de la pensée donne la distance pour prendre la mesure des choses, par-delà l’émotion du vécu. Seuls les ignorants prétendront que cela révèle une indifférence au présent et à la souffrance humaine. Ne disons rien des polémistes qui nient même le souci chez Heidegger de l’éthique, insensés qui ne voient pas que tout chez Heidegger en un sens est éthique, et combien plus que bien des bavards des «valeurs» !

Impossible de tout citer : l’ouvrage est très riche. Il permet d’utiles mises au point sur des sujets qui le méritent : ainsi sur la proximité Adorno-Heidegger, par-delà la polémique du Jargon de l’authenticité. Et pourtant il n’est pas exhaustif (ce qui est peut-être impossible). Parmi les absences étonnantes : «Thomas Mann», alors que Heidegger en étudia de près La Montagne magique, en compagnie de Hannah Arendt, et qu’il en fut marqué profondément ; ou «écologie», puisque Arne Naess, philosophe norvégien, partageant avec Heidegger le goût des sports de montagne et un rapport intense à la Nature, citait Heidegger comme une des sources de la Deep Ecology. Une telle notice avait à notre sens autant de légitimité que celle sur l’économie. Et pourquoi «pensée juive» et pas «pensée russe», alors que Heidegger suivait son évolution ? Pour combler certains manques, un index aurait été utile, en complément des listes alphabétiques et thématiques des entrées : il eût permis de butiner d’un article à l’autre et de constituer en imagination l’article manquant et désiré. On peut d’ailleurs parfois s’interroger sur le principe de sélection retenu et sur la part des intérêts personnels de nos spécialistes. Ce sont leurs choix, conscients ou pas, et c’est là qu’une orientation d’ensemble de l’équipe se dégage ; on pourrait d’ailleurs imaginer un autre dictionnaire, avec des notices complémentaires et parfois même peut-être des interprétations un peu différentes.

Malgré ces réserves et regrets que tel lecteur exigeant éprouvera peut-être parfois (à chacun ses attentes !), c’est un bel outil de travail et de réflexion, très instructif et stimulant, un livre utile à lire à son rythme et par tous les bouts.


Nicolas Plagne
( Mis en ligne le 19/11/2013 )
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