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Légende rose et dorée des époux impériaux
Françoise Wagener  
Perrin - Tempus 2005 /  10 € - 65.5 ffr. / 504 pages
ISBN : 2-262-02259-3
FORMAT : 11x18 cm

L'auteur du compte rendu : Elève à l'Ecole Nationale Supérieure des Sciences de l'Information et des Bibliothèques (ENSSIB), Cécile Obligi est l'auteur d'un mémoire de maîtrise d'histoire intitulé Images de Jean-Sylvain Bailly, premier maire de Paris, 1789-1791.
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Marie-Joseph Rose Tascher de la Pagerie, née en Martinique en 1763, descend, du côté maternel comme du côté paternel, de la très ancienne noblesse guerrière. Ses parents possèdent une sucrerie, gérée avec brio par la mère (le père n’a pas la fibre des affaires et sa fille tient de lui). Celle que Bonaparte a surnommée «Joséphine» (surnom sous lequel elle est passée à la postérité) est éduquée en Martinique chez les Dames de la providence. Son mariage est arrangé avec un jeune homme d’une famille alliée et riche, Alexandre de Beauharnais. Joséphine quitte donc pour la première fois la Martinique en 1779 pour aller épouser Alexandre en France. A la suite d’un éclat de son impétueux mari, Joséphine décide en 1788 de se rendre en Martinique avec ses deux enfants, Eugène et Hortense.

Elle en revient précipitamment en septembre 1790, au moment où les événements révolutionnaires gagnent la Martinique. Entre temps, Alexandre de Beauharnais s’est fait élire représentant de la noblesse aux Etats généraux et participe activement aux débuts de la Révolution dans les rangs des Jacobins. Au moment de l’élection des députés à la Législative, Alexandre, qui, comme tous les Constituants, ne peut se porter candidat, retrouve son métier d’origine dans l’armée. Après une fulgurante ascension, il échoue à reprendre Mayence : la Révolution ne lui pardonne pas cet échec et le fait emprisonner. Il est bientôt suivi de sa femme. Alexandre de Beauharnais est guillotiné en juillet 1794 et Joséphine échappe de peu à la mort : elle est libérée peu après Thermidor par un de ces amis, Tallien. C’est chez Tallien qu’elle fait la connaissance de Barras, puis de Bonaparte dont elle devient la maîtresse. Peu après, en juillet 1796, elle se marie avec Bonaparte, à la veille du départ du général pour la campagne d’Italie.

L’impression qui se dégage de ce début de biographie de Joséphine est la déception. Le lecteur reste sur sa faim, les sources semblent manquer pour saisir la personnalité et le rôle de Joséphine dans ses trente premières années. Suit une sorte de chronique du règne qui attribue à Joséphine la place que nous lui connaissons : «Napoléon gagne les batailles, Joséphine gagne les cœurs». Il revient à l’impératrice de jouer le rôle de pont entre la nouvelle société et l’ancienne aristocratie : elle veille en effet à établir des contacts avec la noblesse d’Ancien Régime, facilitant entre autres le retour de nombreux émigrés. Le rôle attribué à Joséphine est cependant parfois excessif : «Cette première campagne, menée allegro vivace, étourdissante de verve et d’entrain, c’est à Joséphine que nous la devons.» (p.146, à propos de la campagne d’Italie)

L’auteur insiste sur l’attachement de Napoléon à Joséphine (il a adopté Eugène et Hortense de Beauharnais) et souligne sa douleur, obligé de divorcer pour avoir un héritier. L’empereur garde d’ailleurs des liens étroits avec Joséphine, épongeant entre autres ses nombreuses dettes.

Finalement, cette biographie semble bien maigre. La partie consacrée au moment où Joséphine est épouse de consul puis d’empereur est très succincte et se limite souvent à une chronique du règne. Peut-être n’y a-t-il pas les sources nécessaires pour approfondir la question ? La partie consacrée à la Malmaison est nettement plus réussie. L’aménagement de cette propriété a occupé une grande partie de son temps, surtout après son divorce. Joséphine souhaitait aménager son jardin à l’anglaise avec grottes, rocailles, kiosques et îles artificielles, toutes choses que son architecte en titre, Fontaine, qualifie de «niaiseries». Elle fait donc appel à un architecte lyonnais, Morel, qui lui construit un ensemble (détruit depuis) ressemblant au Hameau de Trianon. Les gravures de Garneray nous donnent une idée de l’aspect qu’a eu le jardin. Mais la grande passion de Joséphine est la botanique, elle s’y adonne avec enthousiasme et compétence : se procurant des plantes venues du monde entier (en partie par l’intermédiaire des membres du gouvernement), elle se livre à toutes sortes d’expériences avec l’aide des plus grands botanistes du temps (Ventenat, Bonpland) et réalise un jardin qui fait l’admiration des contemporains.

Si Joséphine manifeste un réel intérêt pour la botanique, elle ne s’intéresse en revanche que peu à l’art. La collection qu’elle réunit à la Malmaison s’explique par la nécessité où elle se trouve de tenir son rang. Elle s’entoure donc de personnes compétentes pour réunir une collection d’environ 450 œuvres, composée de peintures, de dessins, de miniatures, d’émaux et d’objets de porcelaine. Dominent les tableaux de l’Ecole française de l’époque, œuvres des peintres officiels du règne tels que Gros, Gérard ou Isabey.

Davantage qu’une biographie de Joséphine, il s’agit ici en fait d’une hagiographie de Napoléon. L’auteur a lu les principaux mémoires du temps parlant de Joséphine et s’applique à démonter, anecdote par anecdote, la légende noire du personnage. L’ouvrage se transforme en ode à la «féminité» de Joséphine, associée pour le plus grand bonheur de la France, à la «virilité» de Napoléon, c’est l’idée-force de cette biographie. Les convictions personnelles de l’auteur (fascination béate pour l’aristocratie d’Ancien Régime, son mode de vie et ses valeurs, et détestation de la Révolution française, avec une mention spéciale pour «les brutes de l’an II») prennent le pas sur l’étude du personnage. A sa décharge, soulignons que les sources manquent peut-être pour l’écriture d’une telle biographie. L’ouvrage s’appuyant essentiellement sur des mémoires de contemporains, on en vient à regretter que Joséphine n’en ai pas écrits ! On aurait en particulier aimé en savoir plus sur l’influence éventuelle des Beauharnais et des Tascher de la Pagerie sur la politique coloniale de Napoléon. C’est dommage.


Cécile Obligi
( Mis en ligne le 25/09/2005 )
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