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L’amour à l’ombre des mots
Marlène Dietrich   Erich Maria Remarque   Dis-moi que tu m’aimes
Stock 2002 /  19.80 € - 129.69 ffr. / 268 pages
ISBN : 2234054931
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En septembre 1937, Erich Maria Remarque rencontre Marlène Dietrich dans un restaurant à Venise. Leur relation durera jusqu’à la mort de Remarque en 1970, avec une intensité accrue entre 1938 et 1942. Pendant ces quatre années, dans une correspondance très suivie, le lyrisme de l’écrivain américain s’épanche pour conjurer l’absence, lorsqu’il se trouve dans sa maison de Porto Ronco, «Je pourrais te dire beaucoup de choses si tu étais assise en face de moi, - là, cela paraît sec et n’a pas la chaleur que j’y mets pourtant» , ou rendre un instant éternel. Chaque lettre est une tentative d’écrire les mots de l’amour, même si «les pensées sont les ombres de nos sentiments (…) et les mots, les mots écrits, sont les ombres des ombres ; encore plus vides».

Si les lettres de Marlène Dietrich ont pour la plupart disparu, on comprend, à travers celles de Remarque, le lien indestructible qui les unit. Un jeu s’instaure dans la correspondance : des surnoms donnés à l’actrice à l’identification de l’écrivain avec les personnages de ses romans, l’ancrage des lettres dans la fiction crée l’exception et confère au couple une dimension hors du monde. Pour Marlène Dietrich, «Diane chasseresse», «Soeur d’Hélène», «favorite de Sapho», «compagne de Penthésilée», Remarque devient le neveu Alfred de la tante Léna, Michael, Ravic, le Professeur Horst von Felseneck… «Puma bien-aimé, écrit Remarque en janvier 1939, tu m’as écrit une lettre qui m’a rendu heureux. Il y a tout ce qu’un être humain peut dire à un autre et, en plus, ce que toi seule peux me dire.» Il est étrange de noter que plus les rencontres s’espacent, plus les lettres de Remarque basculent dans la fiction, espace où sont absents les reproches et la séparation.

Tantôt lyrique, tantôt nourrie des petits détails de l’existence, toujours poétique, cette correspondance est le dévoilement pudique d’une longue vie amoureuse, heureuse.


Claire Archer
( Mis en ligne le 27/01/2003 )
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