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| Films -> Comédie dramatique |
De père en fils de Nigel Cole avec Christopher Walken, Alessandro Nivola, Sharon Stone, Peter Coyote, Amanda Peet E1 Entertainment Aventi Distribution 2010 / 14,99 € - 98.18 ffr. Durée DVD 125 mn. Durée film 98 mn. Classification : Tous publics | Sortie Cinéma, Pays : États-Unis, 2008
Sortie DVD : 23 Novembre 2010
Titre original : $5 a Day
Version : 1 DVD-9, Zone 2
Format vidéo : PAL
Format image : Couleurs, 16/9 anamorphique
Format audio : Anglais Dolby Digital 2.0
Sous-titres : Français
Bonus :
- Entretiens avec le réalisateur et les acteurs (30min) Imprimer
C’est à la fois un petit et un grand film que nous présente Nigel Coge ! Petit par bien des aspects : budget limité, diffusion minime (ce film n’est pas sorti en France), acteurs méconnus ou au creux de la vague, histoire limitée, bref, on craint d’emblée la catastrophe ! Mais un grand film par le contraste qu'il déploie face à ce postulat de départ et à la production actuelle ! Car $5 a Day est tout à fait savoureux. Trois atouts en font un film tout à fait honorable : Les acteurs sont tous excellents, la sobriété de la réalisation permet la diffusion toute en nuance de l’émotion recherchée, et les dialogues sonnent sur une juste portée.
L’histoire tient dans un mouchoir de poche. Chez les Parker, on se débrouille comme on peut pour subsister et lorsque Flynn (Alessandro Nivola) reçoit une lettre de son père (Christopher Walken) lui conviant de venir le rejoindre, il part non sans a priori. Atteint d’une tumeur incurable, Nat demande à son fils de le conduire au Nouveau Mexique pour un traitement de dernier recours. Et nous voilà partis pour un road movie où les deux hommes vont apprendre à se retrouver et surtout à se comprendre.
Contrairement à bon nombres de films traitant de ce sujet, $5 a Day se distingue profondément par l’humour, l’irrévérence et les situations cocasses que vivent les protagonistes et qui évitent tout pathos sur la maladie et sa douloureuse échéance. Ce film montre avant tout la rencontre d’un père mourant avec un fils dont il ne s’est pas vraiment occupé mais qui porte tout de même certains stigmates de son éducation ! Mais pas seulement puisque Nat, débrouillard fabuleux qui ne vit d’un rien (d’où le titre du film), va lui montrer son mode de vie pour le moins original durant cette promenade initiatique. Il est joueur, roublard, parasite, obsédé et menteur ! Quelques bons moments vont rapprocher les deux hommes avant que la vie ne décide de les séparer définitivement.
Ce film se laisse apprécier par bien des aspects. On rit souvent et l'on se laisse attendrir au final par ces personnages simples et attachants. Sharon Stone vient colorer le tableau en campant le rôle d’une femme mûre excessive en tout… Mais c’est surtout Christopher Walken qui porte le film sur ses épaules. Cinq ans au moins qu’on ne l’avait vu endosser un rôle le mettant ainsi en valeur. Toujours aussi à l’aise dans la comédie que le film noir, il fait dans celui-ci du Christopher Walken pure souche. Clin d’œil pernicieux, sourire malicieux, gestuelle inconsidérée, l’acteur qui boutonne aussi bien son pantalon que son caleçon de bain jusqu’au nombril déploie son jeu tout en finesse, en drôlerie, bref en auto-dérision. Sans oublier évidemment ses pas de danse volontairement maladroits qu’il exécute en faisant grimaces et gestes ridicules ! A l’instar d’un Depardieu qui n’a plus besoin de prouver grand-chose, Walken joue comme il respire, en bon professionnel et improvisateur à la fois. Rien que pour lui, le film mérite d’être vu !
$5 a Day ne passerait pas inaperçu si le cinéma populaire n’était pas devenu ce qu’il est. Et c’est ce retour à l’essentiel de la comédie américaine, sans gloriole ni chichi, justement mise en scène et jouée par des acteurs qui habitent leurs personnages, qui prime et qui tranche avec le reste de la production hollywoodienne. Une jolie surprise donc, et jamais bête.
Henri-Georges Maignan ( Mis en ligne le 19/11/2010 ) Imprimer
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