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Amour clandestin
Neil Bissoondath   Cartes postales de l'enfer
Phébus 2009 /  19,50 € - 127.73 ffr. / 217 pages
ISBN : 978-2-7529-0376-1
FORMAT : 275 g Dimensions : 14cm x 20,5cm

Traduction de Lori Saint-Martin et Paul Gagné
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Deux personnages parcourent ce récit : un jeune homme, Cal, alias Alec, et une jeune femme, Sumintra. L’auteur a partagé son livre en trois parties ; dans la première Cal parle de lui, dans la deuxième l’auteur parle de Sumintra et dans la dernière Cal parle de leur rencontre. L’originalité de cette partition tient dans les styles qui sont tous les trois différents et dans les vies décrites, qui sont à l’opposé les unes des autres.

La première partie est riche d’humour au second degré et de phrases pétillantes de moquerie. Cal raconte la grisaille de son enfance, sa pauvreté et la vie monotone et fermée de ses parents. Il raconte leur décès. Il raconte tous ses secrets enfouis, ces non-dits qu’il appelle des cartes postales de l’enfer, et l’influence qu’elles ont sur la construction de la personnalité. Il raconte la naissance de son métier (décorateur), ses difficultés pour y parvenir et réussir, les ruses qu’il a dû déployer pour faire croire en un personnage qu’il n’est pas. Il raconte sa crainte d’être découvert et son goût de vivre sans l’intrusion des autres dans sa vie, y compris une femme, l’amour charnel existant pourtant.

Dans la deuxième partie, on découvre la vie des indiens immigrés, l’attachement à leur culture et à leurs rites, à travers Sumintra, issue elle aussi d’un milieu peu aisé. Sumintra cherche à quitter sa condition, à faire des études, à échapper à un mariage qui sera décidé par ses parents. Neil Bissoondath décrit avec précision cet état de choses, l’humour, bien qu’encore légèrement présent, a fait place à la gravité dans l’observation de cette vie. La profusion de détails sur le quotidien des indiens immigrés prouve qu’il connaît bien la question, et la tendresse est là, même si parfois on sent une nostalgie agacée.

Le hasard fait se rencontrer Cal (qui devient Alec, toujours dans ce souci de protection) et Suminda. Une idylle naissante prend forme ainsi que la découverte et le développement de l’importance du sexe. Suminda et Alec doivent vivre leur amour dans la clandestinité pour que les parents de Suminda ne soupçonnent rien de cet étranger à leur nationalité ; cette clandestinité convient bien à Alec jusqu’à ce que Suminda décide de tout étaler au grand jour. Et la fin de ce roman se lit d’une traite, bien qu’inattendue est en même temps explicable compte tenu de la double personnalité de Cal-Alec.


Dany Venayre
( Mis en ligne le 09/11/2009 )
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