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Avenida del doctor Arce
Laura Alcoba   Jardin blanc
Gallimard - Blanche 2009 /  13,90 € - 91.05 ffr. / 166 pages
ISBN : 978-2-07-012604-0
FORMAT : 14cm x 20,5cm
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C'est un récit étrange, inattendu, que propose Laura Alcoba. Début janvier dans la capitale espagnole, le jour des rois. Carmina attend quelqu'un, repart bredouille chez sa soeur, avenida del doctor Arce. Un immeuble bourgeois où vivent deux hôtes de marque, un dictateur et une étoile : Peron et Ava Garner.

Deux monstres en leurs crépuscules, deux retraites. Veuf et détrôné, Juan Domingo rumine : Franco l'ignore. Quant à Ava, elle ne jure que par ses moments de sol y sombra, la liqueur pour quatre-heures, qu'elle souhaite partager avec Carmina, à qui elle parle, sans retour de sa part. Carmina se tait face au monologue de la diva, qui rappelle ses premiers pas, une séance de photos par hasard, à Manhattan, les préjugés de l'époque (si semblable aux nôtres), sa passion pour l'Espagne et son péché mignon alcoolisé, que Carmina, décidément, ne semble pas vouloir partager...

Quatrième personnage, Eva Peron, son fantôme tout du moins, monologuant d'outre-tombe et se remémorant ses derniers instants, l'amaigrissement dû à la maladie, la mort, la foule en larmes, le decorum et les baumes amoureusement appliqués sur son insigne dépouille par celui qu'elle appelle «L'Espagnol». Autre motif de colère pour Peron, depuis l'exil, le corps de son épouse est porté disparu : Eva nous parle d'un lieu secret...

Trois vies solitaires, glacées, ouatées, à l'image du jardin éponyme, qu'un jardinier expert blanchit autant qu'il le peut. Les fleurs et les plantes aux robes immaculées ajoutent à l'aveuglement de tant de blancheur comme un silence supplémentaire... Tel semble être d'ailleurs le projet de Laura Alcoba, suggérer ces silences, signes de solitudes, de détresses, de souvenirs douloureux parce que passés. Mission en partie accomplie même si les intentions de l'auteur ne sont pas toujours claires, sortant le texte du roman pour le reformater en nouvelles, trois nouvelles tressées, trois récits, même.


Thomas Roman
( Mis en ligne le 18/11/2009 )
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