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La femme chinoise au XXe siècle
. Xinran   Parlez-moi d'amour
Philippe Picquier 2018 /  23,50 € - 153.93 ffr. / 448 pages
ISBN : 978-2-8097-1345-9
FORMAT : 13,2 cm × 20,5 cm

Françoise Nagel (Traducteur)
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Xunran, née en 1958, est une écrivaine chinoise. Elle a été animatrice de radio dans les années 90. En 1997, elle quitte son pays pour la Grande-Bretagne et épouse l’éditeur anglais Toby Eady. En écrivant son dernier roman, Parlez-moi d’amour, elle constate que, en l’espace de deux générations, les Chinois ont changé dans leur manière de concevoir les sentiments et l’amour. Au XXe siècle, la Chine a connu les guerres et de grands bouleversements politiques, mais les Chinois partagent toujours la même culture, les mêmes racines et les mêmes ancêtres. La période la plus chaotique fut la chute de l’Empire, et la désagrégation des croyances qui avaient été dans le cœur des Chinois pendant plusieurs milliers d’années. Personne ne savait qui tenait les commandes, d’abord la guerre des Seigneurs, puis le parti nationaliste et enfin le parti communiste avec Mao.

En 2013, Xinran commence donc à rédiger ce livre basé sur les témoignages de quatre générations de femmes d’une famille chinoise. Les femmes de la génération des grands-parents ont dû accepter les mariages arrangés, alors que ce sont les bouleversements politiques qui ont façonné la vie amoureuse des parents. Pour les femmes de l’époque de l’auteure, c’est l’argent et la situation sociale qui ont joué un rôle majeur dans leur quête d’un mari.

Ahnong, dite Rouge, naît en 1920, c’est l’aînée d’une fratrie de neuf enfants. A neuf ans, elle est promise au fils d’un ami, Baogang, treize ans. Ils se marient quand Rouge a vingt-huit ans car entre-temps son époux est devenu officier dans l’armée nationaliste. «Les compétences de Baogang en matière de communication et ses connaissances en langues étrangères lui permirent de se maintenir dans ses hautes fonctions. C’est donc uniquement parce que l’armée manquait désespérément de talents que nous ne fûmes pas emportés par la tempête». Ce qui lui permet de devenir général dans l’armée communiste. Pendant son absence dans l’armée, Baogang tombe amoureux de Linda qui travaille avec lui dans le service des Renseignements. Malgré sa fidélité à Rouge, il n’oublie pas Linda et son mariage ne sera jamais consommé. Il apprend en 1992 que Linda est morte en 1963 ; Avant de mourir, il demande que Rouge fasse un certificat de virginité, ce qu’elle fait à plus de quatre-vingt dix ans !

En 2014, Xinran rencontre la sœur cadette de Rouge, Verte, et l’interviewe lors de ses voyages en Chine pendant trois ans, ainsi que sa fille Grue et ses petites-filles. Verte appartient au parti communiste et ne revoit ses proches que dans les années quatre-vingts, pendant la période de l’Ouverture et de la Réforme. Étudiante à l’université, elle rencontre Meng Dafu, militaire originaire de la campagne ; ils auront cinq enfants.

En 1979, est instaurée la politique de l’enfant unique (qui durera jusqu’en 2015) que respecteront les trois jeunes filles de la famille, Lili, Yoyo et Wuhen qui vivent avec la modernité, trouvent leurs amours sur Internet et ne tiennent plus compte du carcan familial d’autrefois en ayant perdu les repères de leurs parents. «Forte de la sagesse accumulée au cours de 5000 ans de civilisation et conjuguée à l’énergie contenue pendant des centaines d’années d’agitation et de troubles, la Chine a explosé avec une force et une rapidité inimaginables».

Ce récit dresse un tableau impressionnant de l’évolution féminine en Chine, dans des milieux socialement aisés, des familles dont de nombreux membres ont fui à Hong-Kong pour sauver leur fortune…

«Blanches comme les premières pousses de printemps,
Ses mains fines, si belles, si pures,
Elle aimerait que tout le monde la voie, et pourtant,
Ne souffre pas de relever ses manches.
Se reposer au paradis,
Lire les classiques au clair de lune,
Ne serait-ce le bonheur suprême ?»
(Poème chinois)


Eliane Mazerm
( Mis en ligne le 14/05/2018 )
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