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Ainsi soit-elle
Cécile Ladjali   Bénédict
Actes Sud - Domaine français 2018 /  20.80 € - 136.24 ffr. / 272 pages
ISBN : 978-2-330-09240-5
FORMAT : 11,5 cm × 21,7 cm
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Cécile Ladjali signe son neuvième roman, récit à la fois personnel et universel, sombre et solaire, délicat et violent, dans lequel il et elle ne font qu'un, une volonté d'ubiquité choisie et raisonnée pour Benedict(e), personnage en suspens entre l'Orient et l'Occident, entre l'Iran et la Suisse.

Professeur universitaire impliqué(e), un semestre à Lausanne, un semestre à Téhéran, il/elle séduit ses étudiants par son expression de la liberté et du combat à mener pour l'acquérir ; ses origines iraniennes pèsent évidemment lourd dans ce bras de fer.

Selon la construction du roman, ''Blanc"" est la première partie, "le lac Léman a pris des airs de banquise", et maître Benedict Laudes, professeur de littérature comparée à l'université, écoute David Bowie. ''Noir'' est la seconde partie, où Bénédicte Laudes porte le hijab pour enseigner à Téhéran, ville dans laquelle toutes les femmes ne sont que de longues ombres brunes. Les hommes sont en fait, dit-elle, plus prisonniers des traditions et du poids de la culture que les femmes qui, elles, doivent assumer et assurer l'avenir d'un pays et en revendiquer une révolution qui s'annonce plus culturelle que sanguinaire. "C'est par les femmes qu'une aube nouvelle se lèvera en Iran. Et les femmes se battront avec les moyens qui sont les leurs".

La troisième partie, ou épilogue, est ''Couleurs'' : Bénédicte perçoit enfin toutes les couleurs d'un monde qui n'est pas prêt. Les esprits avancés en vivent la souffrance et la subissent dans leur identité d'hommes et de femmes si opposés et cependant si proches, vivants la même réalité. Bénédicte revient en Suisse, écoute "les premiers accords de Rock'n Roll Suicide... Bowie encore. Comme un rappel à l'ordre ironique". "Bénédicte a choisi de se reposer pour un temps, remettre la guerre sainte à plus tard".

La littérature et ses concepts, son pouvoir échappatoire, aident bien sûr à se situer dans le monde et dans l'histoire. Pour Benedict(e), c'est l'unique, récurrent et indispensable ancrage. L'écriture est extrêmement délicate et raffinée, élégante même, avec une once d'onirisme fantomatique et des références culturelles éclairées, sensibles et cosmopolites. Le lecteur sera comme Nadir, protagoniste étudiant à Lausanne et de souche iranienne, séduit par cet homme, Benedict, et par son image miroir, Bénédicte.


Raymonde Roman
( Mis en ligne le 11/07/2018 )
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