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Autorisée à écrire
Valérie Zenatti   Dans le faisceau des vivants
L'Olivier 2019 /  16,50 € - 108.08 ffr. / 160 pages
ISBN : 978-2-8236-0897-7
FORMAT : 14,0 cm × 20,5 cm
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. «Et que ton âme soit tissée dans le faisceau des vivants» : Valérie Zenatti a placé cette prière juive en exergue de son texte, ensemble de souvenirs de ses rencontres fortes avec Aharon Appelfeld, le romancier israélien dont elle était la traductrice.

Première phrase : «Le 31 décembre 2017, je suis allée écouter au théâtre de Versailles un ami violoniste et chanteur qui jouait pour la dernière fois avec son groupe une musique venue de l’Est-Belgrade, Varsovie, Kiev se rejoignaient sous ses doigts, yiddish, serbo-croate, roumain se mélangeaient dans sa voix». Un concert des adieux en quelque sorte, qui annonce ceux, autrement tragiques, auxquels la narratrice va devoir faire face : quelques jours plus tard, alors qu’elle attend l’avion qui doit la conduire à Tel Aviv, à son chevet, elle apprend la mort d’Aharon Appelfeld.

La première réaction est la sidération, le silence, la douleur, puis vient le temps de la remémoration. Entrecoupant ses souvenirs de souvenirs de ses œuvres et personnages, Valérie Zenatti, par petites touches, fait revivre l’auteur qu’elle a connu, l’homme qu’elle a apprécié. Une rencontre forte due à l’émotion ressentie à la lecture du Temps des prodiges : «la rencontre a eu lieu là, dans ce livre là et dans le désir de traduire cet écrivain, même si d’une certaine manière nous nous sommes rencontrés pour la première fois plus d’une fois».

Traducteur/traître, dit l’adage, qui ici semble menteur, tant dans ce récit Valérie Zenatti paraît proche d’Aharon Appelfeld dont une génération la sépare, ainsi que des vies et des expériences différentes - même si les points communs sont également nombreux - mais qu’elle rencontre intimement sur le terrain de l’écriture. Au-delà de la présentation personnelle d’un auteur important à la personnalité attachante, Valérie Zenatti offre à ses lecteurs une réflexion sur l’écriture, ce qui la nourrit, et ces lisières discrètes et changeantes dans lesquelles écriture et vie peuvent se confondre.

En remontant la vie d’Aharon Appelfeld, d’Israël jusqu’à Czernowitz sa ville de naissance, elle peut enfin trouver l’apaisement, se sentir désormais accompagnée au-delà des frontières de la vie et de la mort, prendre sa place dans «le faisceau des vivants» et poursuivre son œuvre de traduction et d’auteure : «(…) je peux quitter Czernowitz, (…) j’y ai trouvé ce que je ne cherchais pas, ce qui était là, entre lui et moi sous une autre forme, et je n’ai plus peur de ce que signifie vivre sans lui».


Marie-Paule Caire
( Mis en ligne le 28/01/2019 )
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