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Ceux qui m'aiment prendront le temps
Jonathan Tropper   C'est ici que l'on se quitte
10/18 - Domaine étranger 2011 /  8,20 € - 53.71 ffr. / 389 pages
ISBN : 978-2-264-05402-9
FORMAT : 11cmx18cm

Première publication française en octobre 2006 (Fleuve Noir)

Traduction de Carine Chichereau

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Jonathan Tropper s'est fait une spécialité outre-Atlantique de ces romans sans prétentions, peintures où l'humour nimbe une certaine tristesse des classes moyennes américaines. La famille, centrale mais en apparence implosée, sert d'écrin pas toujours confortable à un narrateur qui se ressemble d'un roman à l'autre, sans doute parce que Trooper lui prête beaucoup de ses propres traits.

Il s'appelle ici Judd. Cocu (sa femme, Jen, le trompe avec Wade, collègue de la radio où il travaille), donc imminent divorcé (à moins que...), il apprend le décès de son père et rejoint la maison familiale. Là, il retrouve sa mère et ses frères et sœur. Maman, pédo-psychiatre, fut une piètre éducatrice et une mère parfois difficile à gérer (les seins refaits, une sexualité sans tabou, comme sa façon de s'habiller). La fratrie se compose de Paul, aîné psychorigide qui reprit l'affaire familiale, marié à Alice qui en pince toujours pour Judd ; Wendy, la sœur, mariée à un requin de la finance et mère d'enfants auxquels on préfèrerait un krach boursier sans hésiter ; et Philip, le petit dernier, mec coolissime mais paumé, au bras d'une femme un tantinet plus âgée.

Une smala aussi bigarrée que disloquée, que la mort du paterfamilias rassemble autour de sa dernière volonté : qu'ils se soumettent à la tradition de la Shiv'ah, passer une semaine ensemble à veiller sa dépouille.

Le roman se divise donc en sept parties, elles-mêmes tronquées en de cours chapitres suivant les heures de chaque journée, et du point de vue de Judd, donc. Et il s'en passe des choses, le temps de cette semaine particulière : révélations, ruptures, réconciliations, scoops et coups de théâtre agrémentent ce récit qu'on verrait bien adapté sur petit ou grand écran.

C'est très américain, touchant, tendre, nerveux parfois (mais pas suffisamment ; on retrouve beaucoup des précédents romans de Tropper ici, une impression de redite pas toujours agréable). Les personnages brossés, le narrateur en tête, sont tout à fait convaincants, attendrissants, attachants même. On conseillerait d'ailleurs à Jonathan Tropper de troquer ces romans siamois pour un feuilleton, véritable saga familiale dont chaque volume assurerait d'agréables retrouvailles. Les hommes conduisant la narration sont des produits du temps, pas du tout machos mais attachés néanmoins aux reliquats de leur virilité. Perdus surtout, dans des habits qui leur semblent trop grands ; leur idéal est en fait ce paradis pavillonnaire, Walhalla des classes moyennes auxquels ils appartiendraient volontiers... mais dans le rôle d'outsiders. Une nostalgie de l'adolescence, en somme.


Thomas Roman
( Mis en ligne le 21/03/2011 )
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