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Mères et filles…
Riikka Pulkkinen   L'Armoire des robes oubliées
Le Livre de Poche 2013 /  7.60 € - 49.78 ffr. / 422 pages
ISBN : 978-2-253-17556-8
FORMAT : 11,0 cm × 17,8 cm

Première publication française en janvier 2012 (Albin Michel)

Claire Saint-Germain (Traduction)

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Finlandaise, Riikka Pulkkinen (née en 1980) a composé un beau roman féminin : trois générations de femmes autour d’un lieu et d’un homme : Martti. Martti est peintre, âgé, marié à Elsa depuis plus de cinquante ans. Elsa est atteinte d’un cancer en phase terminale : «Je suis en train de pourrir. Elle lui avait dit cela la semaine précédente, dans l’unité de soins palliatifs, comme un appel au secours. Ne me laisse pas me putréfier, je veux rentrer à la maison». Et, à son corps défendant, Martti avait accepté.

Le récit commence au printemps, Elsa est revenue depuis décembre. Ensemble, ils ont profité de chaque moment en en savourant l’intensité. Elsa a été dans son pays une psychologue réputée, de renommée internationale, Martti un artiste reconnu. Ils ont eu une fille - unique -, Eleonoora, médecin, de caractère difficile, qui à son tour a eu deux filles : Anna et Maria. Un monde essentiellement féminin donc que celui de ce roman, même si Martti tient sa place, est en quelque sorte le pivot pour ces figures féminines. Action, sentiments émotions tournent autour de lui.

Dans cette cérémonie des adieux autour d’Elsa, chacun joue son rôle, même si c’est Elsa qui donne le ton. Avec Anna, un jour, elles ressortent des robes d’une armoire et Anna revêt une robe qui lui plaît : «Dans cette toilette elle a l’impression d’être quelqu’un d’autre». Saisie, Elsa la lui laisse porter tout en lui révélant qu’elle a appartenu à une jeune femme dont Anna n’avait jamais entendu parler : Eeva. Les chapitres alternent : les uns numérotés de 1 à 26, qui décrivent l’action contemporaine, les derniers mois de la vie d’Elsa ; et intercalés : 1964, 1965, 1966, 1966-1967, 1968, les souvenirs d’Eeva. Au dernier chapitre, Elsa est morte et Anna raconte mais… quelle histoire raconte-t-elle ? Les dernières phrases sont non dénuées d’ambiguïté au terme d’un récit qui au contraire a paru limpide, même s’il se fondait sur les intermittences du cœur.

Récit subtil, fait de souvenirs, de descriptions, de moments où passé et présent s’entremêlent, des histoires personnelles des principaux protagonistes. Elsa, la forte femme qui domine la famille ; Martti, l’hésitant, le rêveur qui aurait pu partir et a finalement décidé de rester ; Eleonoora qui porte peut-être à vie la mésentente de ses parents pendant son enfance ; Anna blessée elle aussi, qui se réfugie dans ses promenades en tramway avec son grand-père, promenades au cours desquelles ils inventent des vies aux passants. Et si tout le récit n’était qu’invention, comme la vie peut-être ?

Riikka Pulkkinen a aussi écrit toute une histoire de transmissions essentiellement entre mères et filles, même si les hommes ne sont pas absents : transmission des moments quotidiens, cuisine, sauna, transmission des secrets de famille, ultimes legs d’Elsa à sa petite-fille et à sa fille, transmission des lieux.

Un roman un peu lent sans doute, mais non dépourvu de charme.


Marie-Paule Caire
( Mis en ligne le 15/07/2013 )
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