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Splendeur et misère de la famille Darling
Cristina Alger   Park Avenue
Le Livre de Poche 2014 /  7.6 € - 49.78 ffr. / 477 pages
ISBN :  978-2-253-17743-2
FORMAT : 11,0 cm × 17,8 cm

Première publication française en janvier 2013 (Albin Michel)

Nathalie Cunnington (Traducteur)

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Le premier roman de Cristina Alger, jeune new-yorkaise issue d’une famille de financiers, dont le père est mort le 11 septembre. Le moment choisi est celui de la crise de 2008, et en le lisant on pense à la faillite de Lehman Brothers et surtout à l’affaire Madoff qui a fortement inspiré l’auteur. Le roman se veut ambitieux, et Cristina Alger essaie de tenir son récit dans une unité de temps réduite, autour du week-end de Thanksgiving, et une quasi unité de lieu : New York mais surtout les Hamptons où les personnages principaux se retrouvent comme chaque année à la même date.

Le roman se construit autour du clan Darling : le père, Carter, financier brillant, proche de la retraite, issu d’une vieille famille américaine sur le déclin, déclin qu’il a su enrayer. La mère Inès, sud-américaine, d’un tout autre milieu mais qui a épousé la réussite de son mari ; les deux filles, différentes, l’une Lily, très belle, l’autre, Merrill très intelligente (sans être laide…). C’est celle-ci que Paul Ross, jeune avocat prometteur, a épousée par amour en ignorant tout de la richesse familiale. Richesse qui lui permet d’avoir un appartement sur Park Avenue, une des adresses new-yorkaises les plus chics…

Suit la description habituelle des milieux riches de la côte Est (habitudes vestimentaires, loisirs, galas de charité, ski à Aspen, etc.). Autour de cette famille, des personnages secondaires qui jouent un rôle important : la secrétaire dévouée d’un des associés de Carter Darling, Jane Hewitt, qui espère obtenir le poste de commissaire de la SEC (Securities and Exchange Commission, qui depuis 1934 surveille la régularité des opérations boursières) ; Duncan l’homme de presse gay et sa nièce la jolie Alexa dont le père est mort dans les tours le 11 septembre…

Le centre du roman est théoriquement la crise financière mais elle est abordée de façon marginale finalement, par les dommages déclenchés chez ceux qui s’y brûlent ; aussi la crise devient-elle davantage un prétexte qu’un sujet. La question romanesque est : comment les Darling, pris dans un étau, s’en sortiront-ils ? Quel sera le prix à payer par le clan dans son ensemble et par chacun des membres individuellement ? Qui est prêt à trahir les autres ?

En fait Park Avenue fait irrésistiblement penser au Bûcher des vanités de Tom Wolfe (1987), mais qui était d’une toute autre ampleur. Les personnages, ici, sont assez stéréotypés, les propos convenus, même si la lecture de cette saga familiale n’est pas désagréable et prend un peu de densité dans la dernière partie du livre.


Marie-Paule Caire
( Mis en ligne le 21/05/2014 )
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