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Romance rurale
Anna Quindlen   Nature morte aux miettes de pain
Pocket 2018 /  7,40 € - 48.47 ffr. / 350 pages
ISBN : 978-2-266-27117-2
FORMAT : 10,9 cm × 18,0 cm

Première publication française en mars 2016 (Belfond)

Silke Zimmermann (Traducteur)

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Un roman de lecture aisée destiné au plus grand nombre. Journaliste et romancière, Anna Quindlen y reprend quelques thèmes porteurs.

Héroïne vieillissante, Rebeccca Winter, soixante ans, photographe, a connu le succès avec ses photographies du quotidien, et en particulier sa ''Nature morte aux miettes de pain''. Pourtant ce succès qui, en son temps, s'était accompagné d'une confortable aisance, ne lui a pas donné le bonheur. Un mariage, avec Peter, un anglais volage et jaloux de la réussite de son épouse, et un divorce. Deux parents âgés qu'il faut aider financièrement : un père aimant mais une mère qui ne l'a jamais reconnue et l'a constamment dénigrée. Cette dernière, atteinte de la maladie d'Alzheimer, est en maison de retraite et, indifférente au monde qui l'entoure, joue inlassablement du piano, ce qui, somme toute, change peu pour son entourage dont elle ne s'est jamais beaucoup préoccupée. Un fils, Ben, qui semble avoir du mal à trouver sa voie. Enfin, pour parachever ce tableau peu enthousiasmant, Rebecca, qui n'a plus guère d'inspiration, que le succès a abandonnée, a désormais des soucis d'argent qui la conduisent à mettre en location son bel appartement new-yorkais et à se réfugier dans un cottage un peu délabré qu'elle loue à la campagne.

Loin de Manhattan, avec son appareil photo, elle découvre un monde dont elle ignorait tout, et une micro société dont les règles, les usages, les non-dits, la déconcertent. Tous vivent dans la connaissance mutuelle de chacun - à la différence de l'individualisme new-yorkais - mais aucun ne ressent le besoin d'informer Rebecca, si ce n'est par bribes. Ce qui est évident dans la petite ville devient énigme pour Rebecca. Pourtant, elle va reprendre pied progressivement, aidée entre autres par la chaleureuse Sarah qui ne voit dans chacun que ses qualités ; Jim aussi, le quadragénaire à l'aise dans cet environnement, couvreur de métier, observateur d'oiseaux, à la fois solitaire et attentif aux autres.

Anna Quindlen décrit toute une société de petite ville rurale : Tad, le chanteur prodige dans son enfance au destin brisé par la mue, désormais clown triste, à la vie étriquée entre sa mère et sa tante ; l'infect Kevin, le mari de Sarah, version rurale de l'universitaire Peter. Une société dans laquelle chacun vit sous le regard de tous. L'auteure reprend un des grands thèmes de la littérature et de la culture nord-américaines : le pouvoir régénérant de la Nature. Une nature toujours magnifiée, même dans ses excès (une tempête de neige). Une Nature où se réfugier loin de la ville.

Anna Quindlen construit bien son récit, avec une intrigue : d'où viennent ces croix de bois, déposées dans la forêt, avec quelques objets ? Croix dont Rebecca fera une de ses œuvres les plus importantes. Pas de suspense en revanche sur les relations entre Rebecca et Jim... Une fin heureuse, clé aussi du plaisir d'une lecture facile.


Marie-Paule Caire
( Mis en ligne le 16/02/2018 )
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