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Bande dessinée  ->  Réaliste  
 

Lewis Delerm ?
Lewis Trondheim   Les Petits Riens (tome 2) - Le Syndrome du prisonnier
Delcourt - Shampooing 2007 /  11.50 € - 75.33 ffr. / 128 pages
ISBN : 978275608752
FORMAT : 21 x 24,7 cm
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Stendhal disait qu’un roman était un miroir que l’on promenait au bord de la route. Il ne précisait cependant pas dans quel sens il orientait la face réfléchissante. Il semblerait qu’à notre époque, les auteurs prennent un narcissique plaisir à la retourner vers eux. La bande dessinée n’échappe pas à la mode.

Avec ses Petits riens, Lewis Trondheim livre une sorte de journal (un peu) intime, de carnet de route du quotidien qui entraîne le lecteur de festival en salon, d’hôtels en séances de signatures, de courses en famille en visites chez le vétérinaire. Des scènes de vie banales que Trondheim érige en saynètes dont l’enchaînement dessine le portrait en creux de l’auteur : un homme au regard doucement cynique sur ce qui l’entoure, toujours prêt à nourrir une angoisse hypocondriaque, pas avare non plus de prises de tête dérisoires. Si Trondheim s’amuse ici de lui-même au jour le jour, il le fait toujours sur un mode mineur, légèrement dépressif. Et c’est sans doute ce qui empêchera à jamais que l’on confonde Lewis Trondheim et le plus célèbre allumeur des réverbères de la quotidienneté, Philippe Delerm, éternel croisé du réenchantement, qu’un (petit) rien ravit depuis des années comme chacun sait.

Les Petits riens ne sont pas le chef-d’œuvre de Trondheim. Pour qui s’est émerveillé devant Approximativement, ils sont même très décevants. Elle est peut-être là, la delermisation de Trondheim : dans une insistance à creuser un sillon qui, fut un temps, a produit vraiment une belle musique mais dont, aujourd’hui, s’échappe une rengaine pantouflarde. Comment s’appelle ce deuxième tome, déjà ? « Le Syndrome du prisonnier. » Tiens tiens…


Anne Bleuzen
( Mis en ligne le 16/12/2007 )
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