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Bande dessinée  ->  Science-fiction  
 

Zombies revival
Jerry Frissen   Guy Davis   Les zombies qui ont mangé le monde (tome 1) - Une odeur épouvantable
Les Humanoïdes associés 2004 /  10 € - 65.5 ffr. / 56 pages
ISBN : 2731663448
FORMAT : 24 x 32 cm
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On le sait, depuis quelque temps, les zombies font un come back remarqué, que ce soit dans les jeux vidéos (notamment la série Resident evil…), le cinéma (outre Resident evil, le film et sa séquelle prochaine, la réadaptation du film de G.A. Romero, Dawn of the dead, sélection officielle à Cannes 2004 !) ou encore la BD. Convenons donc que le mort-vivant est devenu tendance : il n’est, malgré tout, toujours pas fréquentable pour diverses raisons, de la mauvaise haleine au cannibalisme. En fait, il n’y a pas grand-chose à faire avec lui, excepté fuir… Cela convient pour certains jeux, mais la BD suppose un scénario plus dense, ou bien une idée porteuse. Aussi le futur imaginé par Jerry Frissen et Guy Davis (collaborateur de Mike Mignola pour BPRD…) dans ce premier tome d’une série prometteuse, Les zombies qui ont mangé le monde, devrait rassurer les plus sensibles comme les plus exigeants. Comme quoi on peut tout à fait faire du neuf avec du vieux (voire du pourri).

En 2064, les morts sont revenus sur Terre, ne sachant sans doute trop où aller par ailleurs… mais le progrès par rapport aux films et jeux envisagés plus haut est que la cohabitation avec les vivants se fait de manière cordiale (une longue nouvelle de Dan Simmons, le Styx coule à l’envers, raconte cela fort bien), sinon satisfaisante. Des couples mixtes vivants-zombies existent même ! C’est par ailleurs l’une des rares nouveautés de ce futur qui, à part les voitures volantes, reste proche de nous. Une nouveauté de taille, il est vrai ! Chacun, vivant et mort-vivant, a trouvé sa place dans la société, en dépit de quelques incidents et dérapages (un peu de cannibalisme : zombitude oblige). Et c’est justement à ces incidents, ces petits écarts, que se consacre cette série élaborée sous forme de sketchs mettant aux prises une équipe de spécialistes (doux euphémisme) de la capture des zombies de Los Angeles avec divers sujets un peu originaux (la vieille star décédée de cinéma d’horreur, le grand-père mort et qui sent mauvais, les blousons noirs zombies…). Le principe des zombies étant qu’ils continuent de faire, morts, ce qu’ils faisaient vivants, on imagine les mille et une variations sur ce thème. D’ailleurs, l’équipe en elle-même vaut la lecture : la famille Neard – on doit pouvoir prononcer nerd - (Karl, un boutonneux et Maggie, le cerveau de l’affaire) et leur associé un peu brutal, M. Merckx. Les histoires sont courtes et efficaces, un rien désespérantes quant à l’avenir de l’humanité. Au final, un constat s’impose : dans ce monde peuplé de zombies, c’est encore les vivants qui sont les plus dangereux et les plus tordus.

Avec cette série, le dépaysement est absolu : de l’humour grinçant, une pincée (lourde) de gore, des héros spécialement ridicules, le tout sous une présentation très «années cinquante», entre Weird Tales et Les Contes de la crypte. Bref, un style délicieusement rétro souligné par des couleurs un peu délavées et une typographie d’époque. L’album, en tant qu’objet, est donc déjà fort réussi, mais surtout, les histoires délirantes révèlent, en toile de fond, une société qui s’est adaptée à une situation bizarre, voire a appris à en profiter. Cet univers loufoque vaut à lui seul le coup d’œil, et témoigne du goût du détail du scénariste. Le graphisme est tout à fait adapté à l’ambiance déjantée. Un album à lire entre les lignes donc, et à savourer lentement, en attendant la suite. La mort peut attendre encore un peu !


Gilles Ferragu
( Mis en ligne le 26/07/2004 )
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