L'actualité du livrerencontre rencontrefemme Dimanche 17 décembre 2017
  
 
     
Le Livre
Littérature  ->  
Rentrée Littéraire 2017
Romans & Nouvelles
Récits
Biographies, Mémoires & Correspondances
Essais littéraires & histoire de la littérature
Policier & suspense
Classique
Fantastique & Science-fiction
Poésie & théâtre
Poches
Littérature Américaine
Divers
Entretiens

Notre équipe
Essais & documents
Philosophie
Histoire & Sciences sociales
Beaux arts / Beaux livres
Bande dessinée
Jeunesse
Art de vivre
Poches
Sciences, écologie & Médecine
Rayon gay & lesbien
Pour vous abonner au Bulletin de Parutions.com inscrivez votre E-mail
Rechercher un auteur
A B C D E F G H I
J K L M N O P Q R
S T U V W X Y Z
Littérature  ->  Biographies, Mémoires & Correspondances  
 

L'Ecrivain au travail
Philippe Muray   Ultima Necat - Journal intime - Tome 1 - 1978-1985
Les Belles Lettres 2015 /  35 € - 229.25 ffr. / 619 pages
ISBN : 978-2-251-44522-9
FORMAT : 15,7 cm × 21,8 cm
Imprimer

Les Belles lettres éditent le premier tome du journal intime de Philippe Muray, intitulé Ultima Necat, qui couvre les années 1978-1985. Si l\'on connaît Muray pour ses articles et chroniques hilarantes sur le monde postmoderne, on connaît moins son œuvre romanesque. Il décida à 33 ans de commencer un journal qui ne serait édité qu’après sa mort.

Ce journal nous permet de rentrer dans l’atelier du romancier et de l’essayiste et deviner l’inlassable travail opéré pour aboutir à une œuvre cohérente, une pensée obstinée à saisir son époque et ce qui la meut en arrière-plan. Le lecteur assiste au labeur de fourmi et aux tâtonnements de l’écrivain sur des œuvres familières au lecteur, au passionnant développement d’une pensée qui se compose jour après jour, ligne après ligne. Un travail solitaire qui tient à la fois du sacerdoce et de l\'esthétisme, pour trouver les mots justes, les bons mots, des mots beaux, une petite musique de chambre qui diffuse secrètement le lancinant refrain d’un être. Rien à voir ici avec ces écrivaillons qui ne pensent qu’à raconter leur petite vie à travers leurs romans. Philippe Muray laisse entrevoir le travail immense du romancier et de l\'essayiste, qui sous-tend tout artisanat digne de ce nom. Faut-il rappeler que Muray aimait tout particulièrement Balzac et Céline ? Philippe Muray évoque aussi divers écrivains ou des rencontres, son ennui de devoir écrire des Brigades Mondaines pour survivre - car il n’était pas un écrivain subventionné -, son calvaire aux États-Unis et d\'autres faits de ce genre qui n’ont d’intérêt que dans l’unité du Journal.

Rentrer dans ce journal intime a quelque chose de «dérangeant» pour un lecteur qui sait que Philippe Muray n’avait rien d’un exhibitionniste. Une sorte d’anti-autoportrait se dessine, où l’on prend la mesure du travail effectué, qui aboutira au Muray que l’on connaît à travers ses article et essais. Parfois, Muray s\'égare (ses développements sur le socialisme ne sont pas les plus convaincants selon nous) mais ce précieux journal permettra, espérons-le, à ceux qui veulent se lancer dans l’écriture de prendre la mesure de ce qu’est un écrivain.

On attend le second tome avec impatience, sur un époque où Philippe Muray a trouvé sa pleine maturité et démontré son immense talent.


Yannick Rolandeau
( Mis en ligne le 11/03/2015 )
Imprimer

A lire également sur parutions.com:
  • Entretien avec Philippe Muray
  • Festivus Festivus
       de Philippe Muray
  • Essais
       de Philippe Muray
  •  
    SOMMAIRE  /  ARCHIVES  /  PLAN DU SITE  /  NOUS ÉCRIRE  

     
      Droits de reproduction et de diffusion réservés © Parutions 2017
    Site réalisé en 2001 par Afiny
     
    livre dvd