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Quand les éléphants se battent, c'est l'herbe qui se fait piétiner
Ile Jowhor   Avenue Yakubu, des années plus tard
Christian Bourgois 2017 /  20 € - 131 ffr. / 304 pages
ISBN : 978-2-267-03023-5
FORMAT : 12,2 cm × 20,5 cm

Catherine Richard-Mas (Traduction)
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Les éditions Christian Bourgois, spécialisées en littérature étrangère, présentent le premier roman de Yowhor Ile, auteur nigérian actuellement en poste à l'université de Boston où il enseigne le "creative writing". Il a grandi à Port Harcourt et suivi des cours de comptabilité à l'université ; en 2008, il s'installe à Londres où ses nouvelles commencent à être publiées. Un premier roman traduit de l'anglais (Nigeria) par Catherine Richard-Mars

Le récit débute en 1995 : "Paul... enfila son sac à dos, quitta la maison et ne revint plus" (première page). Ses parents, Bendic, avocat respecté, et Ma, professeur d'université, tentent de rassurer leurs deux autres enfants Ajie et Bibi : dix ans après, ils connaîtront la vérité (deux-cent-soixante-dix-septième page). La disparition de Paul, jeune homme brillant de dix-sept ans, se préparant à rentrer à l'université, est donc le fil conducteur de ce récit bouleversant. En suivant cette trame douloureuse, l'auteur nous conte son pays à la façon d'un griot diplômé d'une université anglaise, à la fois mémoire d'une famille, d'un village, d'un pays, et analyse d'un pays chaotique mêlant traditions et modernité. Son instrument de musique, c'est sa plume trempée dans les paysages, les couleurs et même les odeurs de l'avenue Yakubu ; sa musicalité, c'est la modernité et la liberté.

Le Nigeria, ancienne colonie britannique, est devenu indépendant en 1960, démocratie fragile d'états fédérés où l'on recense pas moins de 478 langues différentes et d'incessantes rébellions sanglantes. De la guerre du Biafra aux dictatures militaires en passant par les grèves, la corruption, les émeutes, les enlèvements, la toute puissance des compagnies pétrolières et, depuis 2002, les terroristes de Boko Haram, aucun fléaux n'épargne les différentes ethnies de ce vaste pays.

Dans ce petit village, les avis divergent, résistants et soumis se querellent. "Sans la compagnie, les moustiques nous dévoreraient, ici, dans la mangrove et tous ces gens du gouvernement n'auraient seulement jamais entendu parler de notre existence". L'auteur narre l'histoire tragique de cette famille amputée d'un membre avec un regard plein d'amour et de tendresse, d'indulgence à force de vouloir comprendre, de détermination à ancrer ses racines.

Paul ne rentrera pas, Ajie et Bibi ont continué leurs études en Angleterre, Bendic est mort, Paul est tombé sous les coups d'un fonctionnaire borné et la famille essaye juste de rester digne. C'est bouleversant de vérité, raconté avec une âme pure et libre. Lecture choc, électrochoc même, à marquer d'une pierre blanche dans la bibliothèque d'un citoyen du monde.


Raymonde Roman
( Mis en ligne le 06/09/2017 )
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