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Histoire & Sciences sociales  ->  Période Contemporaine  
 

Des artistes engagés
André Bach   Les Peintres de la Grande Guerre - Archives de L'Illustration
Editions du Layeur - Reportages de guerre 2004 /  34.50 € - 225.98 ffr. / 191 pages
ISBN : 2-915118-24-8
FORMAT : 23x31 cm

L'auteur du compte rendu: Agrégé et docteur en histoire, Jean-Noël Grandhomme est l'auteur d'une thèse, "Le Général Berthelot et l'action de la France en Roumanie et en Russie méridionale, 1916-1918" (SHAT, 1999). Il est actuellement PRAG en histoire contemporaine à l'université "Marc Bloch" Strasbourg II.
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Tout au long du conflit, L’Illustration a publié des dizaines de planches en couleur, déjà en partie réunies en 1919 dans L’Album de la Guerre, condensé en deux énormes volumes des cinq années de conflits et de celle qui vit la recherche de la «paix impossible». Monument, s’il en est, de la presse française de la IIIe République, L’Illustration fait périodiquement l’objet de rééditions thématiques. Jamais cependant une rétrospective des principaux tableaux de la Grande Guerre publiés dans le magazine n’avait été encore présentée de manière scientifique.

Préfacé par le général Bach, ancien chef du Service historique de l’armée de terre, ce recueil ne constitue pas à proprement parler une histoire de la Grande Guerre – tant d’autres sont disponibles -, ni même une histoire artistique de ce conflit. Il raconte comment la grande presse (L’Illustration surtout, mais aussi Le Miroir ou J’ai vu) a fini par forger l’image que se firent - et se font toujours - de la guerre de 1914-1918 des générations de Français.

Pour les contemporains des événements d’abord – surtout ceux de l’arrière -, la vision du conflit passait essentiellement par les journaux et les revues illustrés de gravures, de peintures et de photographies. Ces supports de l’esprit leur permettaient de «mettre des images» sur les mots, sur ces sentences ambiguës distillées par le Communiqué ou sur ces récits parcellaires et à demi-mensongers des correspondances militaires et des permissionnaires. Plus tard, nombre de poilus s’aideront des plus réalistes de ces tableaux de guerre pour «se souvenir». Car, en dépit de la censure, beaucoup approchaient de près la réalité des tranchées. Leurs enfants, leurs petits-enfants et même leurs arrière-petits-enfants aujourd’hui ne voient la guerre «en couleur» (c’est-à-dire «en vrai») qu’à travers de rares autochromes, mais surtout grâce à ces scènes de genre - d’un genre tout particulier – que l’on doit au crayon, au fusain ou au pinceau de Flameng, de Scott, de Hoffbauer, de Cheffer, de Maheut et de quelques autres.

Après avoir présenté ces «peintres de L’Illustration», véritables grands reporters égaux des plus grands photographes de guerre, les auteurs de ce livre reproduisent leurs œuvres de manière chronologique. Des pantalons garance des commencements aux défilés de la Victoire, en passant par les taxis de la Marne, les hécatombes de Verdun et de la Somme, le front d’Orient, c’est toute la gloire et la misère d’un peuple en guerre qui revit sous les yeux du lecteur. Si les lignes sont peuplée de «poilus», les prairies d’aviateurs, les cantonnements de «prisonniers boches» - et si les tombes cernent les vivants, forcément -, l’arrière compte également ses figures familières : infirmières, «munitionnettes», embusqués. La souffrance et la mort sont parfois montrées, même s’il s’agit surtout de celle de «ceux d’en face» ; mais le lecteur d’aujourd’hui comme d’hier n’est pas dupe.

Réalisé avec soin, judicieusement commenté, accompagné de références précises (les noms des artistes et les dates de parution des tableaux dans L’Illustration sont indiqués en fin de volume), cet ouvrage nous propose un regard différent sur une guerre que la seule photographie ne peut rendre dans son intensité dramatique et son intégralité.


Jean-Noël Grandhomme
( Mis en ligne le 27/04/2005 )
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